Lagl Land

Je suis une bande de jeunes, à moi tout seul, je suis une bande de jeunes : Jeum Fenlagl. Homme pressé de ne rien faire ; oppressé de la procrastination. Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau ? Qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?

06 février 2009

Un illustre inconnu, ou le génie tué dans l'oeuf.

Duncan Edwards n'évoque probablement pas grand chose à grand monde. Et pourtant....un nombre non négligeable d'analystes ont considéré, et considèrent encore qu'il s'agissait là du meilleur joueur du monde ; à la limite, pour les moins élogieux, du futur meilleur joueur du Monde, capable d'évincer les Pelé , Kopa , ou autres Charlton du sommet du Panthéon footballistique des années 60.
Très riches années 60, dont il n'est toutefois pas question, et pour cause.

Durant la décennie précedente, nos voisins d'Albion, qui, leur règne ayant pris fin, ne dominent plus outrageusement leur sport déja crée depuis déjà belle lurette, n'en continuent pas moins de produire des artistes du ballon rond.
Edwards provient donc de ce prodigieux résevoir.

On décèle chez lui un talent considérable à l'âge de 11 ans.
Le 1er Octobre 1951, il fête ses 15 ans ; on s'empresse donc de lui faire signer un contrat pro à Manchester, l'âge légal étant atteint. Oh, M-U ne se plaindra pas d'une telle acquisition, non !
Edwards fait le bonheur d'Old Trafford ; ce puissant colosse, qui débute milieu gauche ne se limite pas au carcan du tableau noir. Il est bien plus un electron libre qu'un élément stable. Fréquemment attaquant, sa polyvalence lui a même permis de jouer périodiquement libéro ; il faut dire que de telles incongruités étaient monnaie courante à l'époque.

Entourée d'une belle brochette de stars, la chenille devient aisément papillon.
A 18 ans, Edwards est selectionné en équipe nationale, et autant dire que ce n'était pas le Liechstenstein. Les doigts dans le nez, la tête dans le guidon, le ptit bonhomme fait son bonhomme de chemin. Facile. Le grand Bobby, Le Frère Charlton avec une majuscule a des complexes d'inferiorité, le pauvre...
Mais il n'est pas seul : l'équipe de Busby se promène à l'echelle nationale, et rafle toutes les mises. Les "Busby Babes", un peu jeunes (la moyenne d'âge est de 22 ans lors du titre de 56) , doivent mûrir, et s'en tenir là , le o intercalé entre le m et le u n'étant pourtant pas jugé nécéssaire .
Manchester doit rayonner outre Manche : il faut conquerir le vieux continent pour concrétiser ce fabuleux potentiel.

A ce titre, la campagne 58 est prometteuse. L'année précedente, MU s'est fait sortir de la coupe des clubs champions par le futur vainqueur, Madrid, et les Red Devils arrivent revanchards et lourdement armés.
Ils se qualifient sans trop d'encombres pour les 1/4, l'équipe nourrit des ambitions ; on la dit l'égale du grand Réal, mais il faut déjà sortir l'Etoile Rouge de Belgrade, ce qui n'est pas une sinécure.
Après une victoire à domicile, il faut tenir en terre Yougoslave. Au terme d'un superbe match, les mancuniens obtiennent le nul (3-3) et laissent éclater leur joie.
Les babes sont sans nul doute arrivés à maturation, ils n'ont plus besoin de leurs couches culottes pour rentrer dans leurs larges shorts.

Seulement voilà. 18 sélections après l'arrivée d'Edwards en équipe d'Angleterre, et au retour de Belgrade, l'avion de MU fait une escale à Munich et se crashe bêtement au redécollage. La fête tourne au vinaigre, 21 hommes - journalistes , joueurs et membres du staff- meurent. Dont Edwards.
Fin de l'histoire.

La suite , on la connait, un peu.
Ce drame marque durablement les esprits, et tout le monde l'a en tête lorsque le Manchester de Ferguson remporte la Ligue des Champions, 50 ans après, en guise d'hommage posthume.
Bobby Charlton, est un survivant assez efficace, qui a la politesse de faire une carrière éblouissante.
L'équipe des Red Devils, pour le moins diminuée, met du temps à se relever ; le 6 Février 1958 a anéanti le travail de sape de Busby, lui aussi survivant pusique le sort est ironique, mais le préjudice footballistique parait anecdotique dans ce contexte.
Le Réal gagne la Coupe en 58, sans trembler , sans surprise, et sans le grand Manchester.
L'Angleterre du foot trouve le réconfort en 66, en remportant la Coupe du Monde à la maison et devant la jeune Elizabeth, s'il vous plait, qui rayonne et qui rayonne...une vraie reine !
Quant à Edwards, il est à l'heure moins connu en France que Philippe Violeau ou Christophe Delmotte. Certes, sa posterité pèse un peu plus lourd outre Manche, d'autant que les décès permettent couremment la création de mythes.
Et c'est cette hagiographie post mortem qu'il convient de remettre en question :
personne ne remet en question le talent d'Edwards, bien sûr. Mais les propos qui ont suivi sa mort, son élevation au rang de meilleur joueur potentiel de tous les temps relevent de l'amplification eschatologique ! Ses admirateurs, ou ses proches, ont rivalisé d'hyperboles pour signifier l'étendue de ses qualités. Alors, il faut au moins faire l'effort de relativisation, et ne pas s'en tenir au "dommage". Ne pas oublier que des prodiges de 20 ans se sont plantés par la suite.

La courte histoire d'Edwards est bien symptomatique, bien insolite , bien fascinante, et bien triste en verité.
Le Foot a perdu un monstre, il s'appelait Duncan Edwards, et il aurait pu être vachement fort. Ben , c'est quand même vachement plus grave pour sa mère, hein.

PS : cet article est avant tout destiné à un blog sportif, ceci explique peut être cela. J'ai jugé utile de le copier/coller ici, ça doit bien faire 2 semaines que j'ai pas posté alors bon.

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03 janvier 2009

n'empeche

53 On se tromperait à considérer qu'un homme dépourvu d'humour soit de ce fait stupide ; mais on dira volontiers d'un homme qui en est pourvu qu'il est intelligent.

54 L'idée, fort répandue, selon laquelle deux êtres différents sont automatiquement COMPLEMENTAIRES des lors qu'il forment un binôme quelqconque, comme par exemple un couple, est tellement plate, facile, est si congrue, si convenante qu'elle n'a pu être inventée que par des journalistes.

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Test (est ce que ça marche sur Mac ?)

                               

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A-Mimimi-A

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Ce message s'adresse à tous ceux qui auront l'intention de m'aborder dans la rue

                               

    Non, je ne cherche pas de bedo.

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08 décembre 2008

Loi physique

Etant donné la difficulté d'accès des filles à un grand nombre de messages muraux dans les chiottes publiques, on en déduira que la plupart des écrivains de toilettes sont de sexe "plus loin de la cuvette".

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05 décembre 2008

Loi physique

lLes flaques d'eau attirent les mégots.

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2084

( tout à fait DU-BI-TA-BLE)

F.G.B au Rapport, 28 Janvier de L'an 24.

Extrait du Manuel d'Histoire Officielle de la République, 23 Aout 2084.

'Peu de gens connaissent de nos jours Bruno Goellnisch. Il fut l'une des grandes figures du Front National, ancien parti d'extrême droite dont on pourrait situer l'apogée aux fameuses élections présidentielles de Mars 2002 ; Goellnisch était considéré comme le bras droit de J.M Le Pen, le leader historique du parti depuis sa création'. [...]

'Il est à noter que le thème des chambres à gaz était à l'époque assez sensible ; mais aussi par corollaire celui de la thèse du négationnisme, qu'un grand nombre de penseurs d'extrême droite étaient alors accusés de défendre.'


[...]

'B.Goellnisch, peu avant sa mort survenue en Aout 2032, avait déclaré à ce sujet : Révisionnisme, révisionnisme, toujours ce mot ! Négationnionisme ! Ces mots ; les grands mots sont lachés ! Mais ce négationnisme , que tout le monde nous ressasse depuis des lustres, ce négationnisme n'existe que dans vos esprits ! Il est inventé de toute pièce par les journalistes, par les historiens ! Je ne vois pas de quel revisionnisme il s'est agi ; j'affirme qu'il n' a pas existé. J'affirme que je n'ai pas connu de ces révisionnistes que vous stigmatisez sans cesse. Je nie tout cela en bloc.

[...]

Marine Le Pen, la fille du fondateur du F.N rajouta, quelques années plus tard, à ce sujet (12 Mars 2040, la Minute du Rot viral ) :

Vous me demandez si je nie le négationnisme ? Mais bien entendu ! Il faudrait, à ce sujet, réviser un pan entier de notre histoire, afin de rétablir la verité ! Et enfin, établir par cette révision que le révisionnisme ne fut pas. En tout cas, pas plus que cette fumeuse histoire de chambres à gaz. Ce n'est qu'un conte destiné à effrayer les enfants démocrates. Je vous le dis tout net : il n'y a pas eu plus de négationnistes au sein du parti de mon père que de soi disants camps d'exterminations jonchant la campagne polonaise. Tout au plus, quelques camps de travail. Alors ? [...] Et puis, quand bien même ?! Cela n'aurait été qu'un simple détail de l'historiographie du 20e siècle, comme il y a des dizaines de polémiques chaque année, dans la sphère des historiens.

[...]

Près de cinquante ans après ces déclarations, et cent quarante après la seconde guerre mondiale, nous savons désormais que cette guerre, provoquée par l'action de concert des blocs totalitaristes, aura couté la vie à 200 millions de personnes, surtout en Europe. Les nations les moins touchées par la guerre , L'URSS et l'Allemagne en furent les nations coupables. [...]

Tout comme nous savons également que les premiers Goulag apparurent en 1875, crées par le Tsar Nicolas Romanov, prétendument l'ennemi des Bolcheviks mais en fait l'adversaire de la démocratie.

[...]

Du coté nazi, nous avons appris que les camps d'extermination avaient été crées pour y liquider avant tout des dissidents républicains en 1932. Ensuite, le Fuhrer s'en est notamment pris à la population juive.

[...]

Les scandaleuses déclarations de M. Le Pen et B.Goellnisch, derniers dinosaures d'une extrême droite archaique dont la tradition antidémocratique allait périr avec ses dirigeants, ne visent en fait qu'à occulter une partie sombre de leur [...] J.M Le Pen aurait commandité l'assassinat du glorieux Géneral de Gaulle qui, fort heureusement [...] La Corée du Nord, créa quant à elle en 2048 des camps de cybernetisation de masse [...] ennemis de la République [...] , on a parlé d' 'anarchisme oragnisé, et visant à détruire l'harmonie citoyenne'.

[...]

F.G.B au rapport, 28 Janvier de l'An 24.

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21 novembre 2008

Les limbes de l'âge tendre.

Avez vous une soeur, ou un frère...?

Vous rappelez vous de temps en temps l'époque où vous viviez ensemble ?

Ca me parait extrèmement lointain. J'y pense très rarement. Mais lorsque j'interroge ma mémoire, les souvenirs me reviennent ; souvent sous forme d'images, d'instantanés. Parfois une odeur, une luminosité, un evènement particulier. Comme un souvenir en somme.

Celle qui revient souvent , dans mon esprit , c'est ma grande soeur. Actuellement agée de 28 ans, mère de deux enfants, je (anacoluthe) ne puis m'empêcher de la revoir à 12 ans, avec cette voix et ce visage. C'est ptet ça qui fait qu'on est frères et soeurs, unis jusqu'à la mort. J'envisage beaucoup moins les souvenirs concernant ma cadette dans cette perspective : trop proche, moins marquant.

Vous rappelez vous - peut être suis je le seul ?- cette eternelle dichotomie qui semblait durer des siècles ? Je m'explique.

La vie de l'enfance, cette promiscuité avec le frangin ou la frangine, cet ennui si fréquent, ce papier peint, la baignoire hostile, les escaliers dangereux, le lit trop chaud ; je pense à ce bloc d'existence absolument monolithique, pour lequel il suffit de se rappeler un instant pour tout faire ressurgir.

Et bien ce bloc, je le sépare en deux, tout bien refléchi.

Je me rappelle distinctement deux mondes :

Le monde de la chambre ; une chambre pas assez éloignée de l'Ennemi. Si l'Ennemi est l'ainé, vous êtes dans la merde ; pas de quartier ; des chamailleries incessantes, qui bien souvent n'émanent que de l'ennui, et d'un trop plein d'énergie à évacuer. Il s'est passé tant d'évènements dans le monde de la chambre, tant de drames. Tant d'activité, frénetique et stérile. C'est le lieu de l'apprentissage de tout, moins la civilisation.

Le monde de la table ; plus solennel, on y va deux-trois fois par jour, c'est un rituel de base incontournable. On assiste à l'alliance des ennemis de la chambre qui font bloc, pour une veritable union sacrée, face à l'Ennemi tout puissant : les parents.

La table est en lieu étrange et récurrent comme la chambre. Il se présente sous un aspect plus sécurisant mais méfiance ! On est ni à l'abri d'une tarte ni d'une trahison de l'allié de circonstance.

Ce monde, cette zone. C'est un truchement entre le monde enfantin, qui se confond plus ou moins avec celui de la chambre, et le monde des adultes, dont on ne prend conscience que bien plus tard, rétrospectivement. Le monde des adultes est matérialisé ici par les engueulades des parents, les discussions sur le boulot, les infos ou le sport à la télé, les jugements des adultes. Parfois, des allusions les plus vagues possibles sur des sujets durs, ou  secrets, dont on comprend tout de même qu'elles visent à nous laisser dans l'ignorance. Les premiers contacts avec le monde des adultes, c'est cette curiosité inassouvie. C'est aussi ça, un peu, le monde de la Table.

L'ecole , c'est tout à fait différent : aussi cruelle qu'elle ait pu être, ou qu'elle puisse être, elle ne me laisse pas cette trace indélébile dans mon esprit. Cette espèce de gout amer, ou aigre doux, c'est difficile à définir. C'est à dire que sa posterité est la somme d'excellents et de très mauvais souvenirs.

L'enfance, pour moi, fut ce balancement régulier, inarrêtable, implacable. J'étais tantôt poussé vers la Table, tantôt trimballé vers la Chambre. Irrésistiblement aspiré, j'étais désarmé, impuissant, nu, et voguait sans cesse ni résistance aucune entre les deux rives. Je n'avais pas vraiment conscience de l'emprisonnement que c'était. Je n'avais conscience de n'être jamais ou rarement enthousiaste, confiant, réellement joyeux.  Je ne crois pas que l'enfance est une période heureuse. Je me souviens de l'ennui , de la peur, de l'absence d'envie, d'une ataraxie suspecte maintenant que je l'observe. Je me rememore une angoisse sourde bruit de fond. Je me rappelle cet étrange zombie sans volonté ni soif de lutte que j'étais, sans la moindre nostalgie, ressentant une petite blessure qui cicatrise mal, et s'ouvre sitôt qu'on la gratte.

Je songe aux limbes, situées à entre les deux mondes,sans qu'elles ne les touchent, dans lesquelles j'errais certes, mais dans lesquelles je trouvais une paix certaine : on parle souvent d'évasion, de voyage, dans ces cas là. Et bien je n'ai pas le souvenir d'avoir, depuis, été aussi pleinement déconnecté du monde que durant ces heures que je passais à rêvasser, à imaginer d'autres mondes -encore des mondes-. Et je comprends à quel point j'étais singulier, et à quel point je ne le serais plus.

Et une fois encore, puisque je ne peux pas faire autrement, je me rappelle ces deux mondes, ces deux mondes de la guerre, où je n'étais pas en sécurité, où je perdais toujours. Et je n'y pense plus.

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20 novembre 2008

Suspense.

Au bout du comble du bout du suspense, c'est le livre :

_ Afghan.

_ Qui parle d'un handicapé.

_ qui défend les femmes.

_ contre l'Islamisme radical.

....qui aurait remporté le prix Goncourt. D'aucuns considèrent qu'il s'agit d'un choix politique. Bernard Pivot a déclaré être ravi que ce soit le premier Goncourt d'un afghan francophone.

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Lecteurs sensibles s'abstenir.

Scoop dans le monde de l'édition : on aurait retrouvé les ultimes manuscrits de l'écrivain irlandais Floyd O'Flechwood. Totalement inédit . D'après les dernières enquêtes, c'est la femme de ménage de son petit neveu, agé de 60ans, qui les aurait découvert sous le matelas de l'homme juste après son suicide. Sa famille aura donc gardé le secret jusqu'à la fin, puisque le petit neveu de Floyd, Jimmy O'Fleshwood n'avait pas de descendance.

Voilà une information qui fait des vagues ! Tout le monde connait la réputation de cet écrivain sulfureux, qui a passé 52 ans de sa vie en prison, en grande partie en raison d'affaires de moeurs, et des scandales qui ont suivi les parutions de ses divers ouvrages.

On l'a tout à tour accusé de vol, de proxénetisme, de viol, de pédophilie, de meutres, de cannibalisme, d'antipatriotisme, de nécrophilie, de cruauté envers les animaux, de racisme ...rien ne manque à son casier judiciaire.

Le manuscrit dont il est question depuis quelques jours aurait été rédigé quelques mois avant sa mort, alors qu'il souffrait de schizophrénie aigue doublée d'une paranoia à un stade très avancé. Ces pathologies s'ajoutaient donc à de vieilles maladies mentales contre lesquelles il luttait depuis longtemps : crises de démence, syndrome de la Tourette, comportements violents, priapisme, amnésies partielles.... On peut penser que sa toxicomanie et ses sporadiques crises d'épilepsie ne l'aidaient guère à surmonter ses handicaps.On dit qu' il mordait la cuisse des psychiatres qui tentaient en vain de le soigner.

Avant sa mort , ce génie de la littérature n'avait pas fait sa toilette depuis plusieurs semaines, buvait environ sept litres de Fernet Branca par jour et ne sortait que pour acheter des revues pornos zoophiles avec l'argent qu'il volait aux culs de jattes qui jonchaient la rue mal famée du quartier de la gare de Cork, la nuit venue. Lorsqu'il sortait du magasin de journaux pour rentrer dans son habitation vétuste, sombre et sale, il profitait du seul laps de temps où il cotoyait la foule en frappant les jeunes filles, griffant les caniches, crachant au visage des vieillards, le tout en hurlant des chansons nazis. 

Il mourut en 1964, en se mettant le tête dans un four : le four n'était pas allumé, mais le vieillard ( il était agé de 114 ans ) était paraplégique et il se fit un tour de rein en se penchant pour atteindre l'appareil. Ne pouvant plus bougé et vivant seul, il mourut finalement de faim. Ironie du sort, une part de pizza, vieille de deux mois et qui était restée collée à la plaque, a pu le faire survivre durant une quarantaine de jour : lui qui détestait tant l'Italie ! Pour comble de malchance, un voisin, alerté par l'odeur de putréfaction qu'exhalait la pizza, et croyant à un cadavre défonça la porte et y trouva l'écrivain dans cette position insolite. Le médecin légiste put estimer qu'il venait de mourir ... depuis une quinzaine de minutes.

Le voisin aurait déclaré dans un accent épouvantable : ' Tant mieux, chui content qu'il a claqué, moi, j'v'nais pas pou' lui, ma pou' l'odeur ' !

Malgré son impopularité notoire, même après sa mort ( le gardien du cimetière St Patrick , dans lequel repose son cadavre, affirme que chaque soir une douzaine de personnes en moyenne tentent d'incendier le caveau ou d'exhumer le corps 'afin de le répandre un peu partout en quelques millions de lambeaux ' -NDLR : stupéfiant ! ) , Floyd O'Flechwood ne laisse pas indifférent. Et son caractère , haut en couleur , continue de fasciner.Tous les observateurs s'accordent pour dire qu'on avait là un authentique phénomène, pour le moins.

Phénomène littéraire, aussi. Et tous les spécialistes font bloc. On parle souvent de l'auteur 'le plus talentueux de sa génération'. Personne ne tarit d'éloge sur le génial et sulfureux personnage, sur 'l'Irlandais Fou', disaient ses pairs.

Et pourtant, le succès fut long à venir. Persuadés qu'ils avaient à faire un anonyme qui se cachait derrière un faux pseudo, les critiques et éditeurs ont mis 40 ans pour comprendre que Floyd O'Flechwood était son vrai nom.

C'est la trilogie des Urines qui marqua, aux dires de certains, son apogée.

Mais sans plus attendre, et dans le cadre de la promotion du nouveau livre fraichement édité par la nouvelle maison ' J'étais la bonne de son neveu' , voici quelques réactions des principaux magasines qui ont pu avoir accès, en avant première, à une partie de l'oeuvre.

Liberation : ' Du grand, du très grand art. Ames sensibles s'abstenir'.

Télérama : 'Rugueux, extrème, implacable, les mots claquants de Fleshwood n'en sont pas moins les instruments de la plus pure des poésies. Sans concession , cette descente aux enfers nous permet, pour un instant, de toucher au Sublime.'

Les Inrockuptibles : 'corrosif, subversif. Rock n'Roll. Des pétales d'acier pour une fleur en velours. Mort et déja avant gardiste , Floyd a révolutionné la littérature'.

Entrevue : 'Le buzz de l'année.'

La Croix : 'Abject, immonde, répugnant : c'est nul.'

Le Figaro : 'Un peu excessif.'

Sciences Humaines : 'on dirait le texte d'un enfant à qui on aurait donné le vocabulaire d'un adulte ! Et c'est qui est géniale : l'autodérision évidente de l'auteur !'

Mad Movies : 'D'habitude, on fait les films, mais là c'est trop trash pour ne pas s'y arrêter. Dégoulinant, heavy, et Z.'

Le Magasine Littéraire : 'Aucune fausse provocation dans ce récit de l'horreur : juste une catharsis salutaire qui épargne les faux semblants. Nulle langue de bois n'est admise, même pour le pire ; c'est là le génie absolu de l'Irlandais.'

Courrier International : 'Ahurissant. Frissonnant.Passionnant.'

Picsou Magazine : 'Choquant'.

Le Nouvel Obs :' En nous livrant les tabous les plus infâmes, O'Fleshwood sait parfaitement que le lecteur n'aura d'autre choix que de s'identifier au bourreau absolu. Terrifiant à cet égard. Emprisonnant.'

L'Express : 'Puissant et jubilatoire.'

Le Chasseur Français : 'Rigolo'.

Marie Claire : 'La parfaite Bible du macho névrosé, pré soixante-huitard '.

Elle : 'Extraordinaire . Une véritable révélation. Mais on préfère le Scaphandre et le Papillon'.

Jeune et Jolie: 'Grave Chelou !'.

Restons en là pour un moment; en effet, EN EXCLU, nous allons offrir à nos lecteurs un EXTRAIT DU LIVRE !!!!!!!

' C'est l'hiver , tout à coup, je le sens bien, le sens-je ? Toi lecteur, le ressens tu ? Chapeau pointu....

Or donc c'est l'hiver. Hiver Jaunillant des steppes tartares. J'ai soif de viande. Une batracienne passe parmi les morts, comme une prémonition,  en devant de mon faciès : Je l'attrape comme on aspire sans entrave une ouaille du pope des lugubres offices, perdue entre ma synecdoque et mes anacoluthes diluviennes...O, destinée fugace et servile condition du mécréant futile. Je lui pisse dans les yeux, afin que tout le suc ne penètre pas en elle. Elle doit crier, mais ne l'entends-je.  L'entends-je ? Abrupte salope ! Ainsi , l'urine qui ressort de ses orifices cloutés me permet de gouter aux exquises saveurs de la quintessence de la peur Philosophale. Je la troue et y installe un piège à loup. Son foie ainsi préssé, c'est la bile qui se met à couler en elle, et se mélange aux autres sucs que je lui ai administrés de force claire, mais de faiblesse espiègle. Et de source sure , pardi ! Puis, je bois, et je la frappe, avec vigueur ni répit. Juste avant la mort, elle me dit :' Continue' et puis s'endort. Elle n'a que huit ans, c'est l'âge de raison passé. Je la viole sept fois avant de la juger. Ses yeux me scrutent comme on scrute un hiver jaunillant au sommet de son désespoir ; desespoir certes, mais beauté divine. Nul humain ne pourrait plus revoir une telle beauté sur son lit de merde.

Lorsqu'elle finit de déféquer, je sais qu'elle est à trépas passée. Je goute son excrémént: il me rappelle celui de mon père. Mon dieu, j'ai occis ma cousine ! Quelle joie.

C'est l'hiver. L'hiver jaunissant des steppes tartares. J'ai soif de viscères. J'ai faim de colère crasse. '

Stupéfiant et bouleversant. Il n'est peut être pas de mot.  Achetons le livre. Et rendons lui tous, sans exception, l'hommage posthume que mérite cet homme. Cet homme qui, comme tout un chacun, avait ses défauts.

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En même temps, vu leur objet d'étude, ça m'etonne pas trop.

A mort les gynécos, y font chier !!!!!!!!!!! Surtour les bonnes femmes !!!! C des conasses de moralistes ! Là ! 'Font jamais l'économie d'un petit sermon, par ci, une petite pique par là, une petite question qui la r'garde pas par çi, un ptit coup de venin par là.

Et pis, la preuve  : Y sont tous de droite ! ou de gauche ! Là !

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Réponse à Patxi : Mathématiques appliquées.

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J'ai un pote qui adorerait savoir combien de maisons il faudrait pour loger toute la population mondiale.

Et bien c'est assez simple :

Décidons que la cellule de base de la société est la famille : la maison abrite cette cellule. 

Décretons qu'une maison moyenne comprend 6 habitants (1 des 2 grands parents survivant, 2 parents , 3 enfants : il faut penser au Tiers monde et aux catholiques ! )

Ordonnons que les maisons auront un étage ; et un rez de chaussée aussi, pour des raisons pratiques, hein. Et puisque il y a des zones émergées non habitables (haute montagne, forêts vierges etc) : deux possibilités.

Ou bien on imagine qu'on annule la montagne et la forêt et les déserts (et la Camargue où il ne fait pas bon vivre en Octobre, y a des inondations, du coup on peut plus écouter le JT de Pernaut qui montre notre maison qui flotte, c'est dommage, comme on vient du Sud Est on aime le JT de Pernaut, c'eut été un peu une forme de consécration, quoi).

Ou bien, on dit que pour compenser, y aura quelques maisons qui auront 2 ou 3 étages, de telle sorte que ça respecte la part inhabitable des surfaces émergées (calcul de prorata enfantin).

Choisissons la deuxième solution, emplis que nous sommes d'un  réel souci de scientificité .   

Considérons qu'il faut à peu près 80 m² , on va pas chipoter , pour faire vivre confortablement 6 personnes sans trop de promiscuité (notamment en ce qui concerne la grand mère (car oui, c'est une femme, elle vit plus longtemps que l'homme n'est ce pas,  alors , en moyenne , c'est une femme, (cad qu'elle a en moyenne un certain nombre de chromosomes X enfin bon, fermons la parenthèse))enfin, les parenthèses, nous disions donc que la promiscuité à la vieille est particulierment éprouvante, olfactivement parlant).

Bon. Estimons que la poulation mondiale est actuellement de : 6 740 664 160 (allez sur populationmondiale.com, c'est exceptionnel, merci Patxi , sans qui je n'aurais jamais découvert ce site, en tout cas vous n'aurez pas le même chiffre que moi au moment de la lecture et il vous faudra tout recompter, héééé oui !)

Et enfin, je cherche un verbe, (tiens pourquoi pas après tout : ) gageons que la surface des terres emergées est de : 153 020 226 km². (soit 29 % de 510 067 420 km², le reste c'est de la flotte et on exclue la possibilité de maisons sur pilotis en plein fosse des Mariannes, et puis même aux Pays Bas quand il y a 2 m de profondeur, faites pas chier c'est assez compliqué comme ça).

Au passage : ça fait quand même 23000 m² / habitant, si Malthus avait Wikipédia il aurait pas dit toutes ses conneries...

Où en sommes nous ? Ah oui ! 6 740 664 160 / 6 =1123444026,666666 que nous arrondirons, n'est ce pas , à 1 123 444 027 maisons .

Ah merde, c'est juste ça ce qu'il voulait savoir, le Patxi (c'est authentique et pas feint, je m'en rends compte à la seconde)...Alors voila, Patxi, voici ta réponse :  Tadam ! Il faut un milliard cent vingt trois millions quatre cent quarante quatre mille vingt sept maisons de 80 m² pour six personnes, pour abriter la population entière. J'ai jamais écrit un nombre comme ça, c'est pas faute de signer des chèques. Tu fais le calcul des maisons existantes (démerde toi comme tu veux), tu fais une soustraction par rapport au chiffre que je te donne , tu déplaces les populations pour bien que ça fasse 6 par baraque, tu entasses s'il le faut et tu obtiens : le nombre de maisons qu'il faut construire pour abriter les clodos !!!!

et alors là tu retranches toutes les résidences secondaires, que tu requisitonnes et redistribues. Ca fait un peu moins à construire, et puis le Bassin d'Arcachon sera moins triste en hiver !  Ensuite, tu engages des gens pour requisitionner les clodos afin de les reloger plus tard.

Tu obtiens un rendez-vous avec le ministre de la Ville, Mme Boutin, parfait compromis du bouton et du boudin. Tu la tues ( par exemple en sodomisant son secrétaire puceau fraichement arrivé des Yvelines). Tu prends sa place, arguant de la facilité de la politique, convainquant le gouvernement tout entier de la pertinence de ta méthode de maths appliquées etc.

Et là, pof, tu agis: tu fais construire des maisons à bloc, et ça crée du travail même si la prolifération des ouvriers du batiment à quelques conséquences facheuse comme , par exemple, les meurtres en série des étudiants chevelus,  l'extinction massive de la race des glaçons ( pour la plupart pulverisés sur le crâne de nos aimables artisans), ou pire, le regain de vitalité du cours de l'Yser,enfin bon, entre autres. Et ça crée une émulation dans le milieu des PMU, etc etc etc, bref : CA CREE DES EMPLOIS ET DU POUVOIR D'ACHAT.

Te voila aimé, puissant, populaire, riche et lusitanophile !

Quant à moi, qui suis beaucoup moins carrieriste que ce connard de Patxi dont l'innocente question initiale vient de s'avérer être la plus machiavelique de toutes les perfides interrogations, je me cantonnerais à l'amour brut et simple de la science nevrosée : je veux savoir sur combien de terrain il y aurait des maisons, et ainsi combien il resterait de surface pour construire des balançoires, hinhinhinhin

Ahem. Donc :

1 123 444 027 maisons fois 80 m² = 89 875 522 160 m² de surface constructible. Un bel ouvrage, ma foi. la surface emérgée de la Terre étant égale à 510 067 420 km² , il faut, bordel de merde, la convertir en m² et ça, je sais pas faire...

1 km² = 1000 m² ?

10 km² = 10000 m²  ? oui, ça a l'air d'être ça, je dois confondre avec les ares, hectares, tout le bordel, ou y a un probleme de doublement de 0...510 067 420 000 - 89 875 522 160 = 420 191 897 840 m² , exprès pour les balancoires !!! trop bien et si on considère que le balancoires prennent 10 m² (en comptant les faibles espaces entre elles ), ça fera un immense champ de 42 milliards de balançoires bien homogènes...! ç'est pas cool, ça ?

Je me demande si je suis pas gourré dans mes calculs, moi ? bon.

Alors....pour finir je veux aussi savoir combien de maisons, sans balançoires, on pourrait juxtaposer, côte à côte sur l'ensemble de la surface émergée de la Terre !!!!!! Youpi !!!! Comme ça, ça ferait un grand bloc de crépi entouré par de l'eau, ce serait trop marrant vu d'en haut. Et pis on isole bien les murs, au cas où la Grand mère elle claque.

510 067 420 000 / 80 = 6 375 842 750 maisons à constuire soit une population possible de : 38 255 056 500. 38 milliards de gens logés avec le confort, et tout et tout ...(mais sans balançoire, par contre, on peut pas tout avoir.)

Conclusion : Baisez !

Bon, je me sens un peu fatigué, moi , après cet article et celui sur les regards...pas vous ?

La prochaine fois, je calculerai tout ça ...en volumes !

Et puis, après on pourrait essayer de compter combien il y aurait d'yeux bleus par personne si arrachait les yeux marrons, verts, noirs ou rouges et si on répartissait également les yeux bleus restants par orbite .

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19 novembre 2008

Petit manuel des collisions humaines : le regard.

CHAPITRE 1 : De la pluralité des regards.

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Quand il y a collision entre humains, il y a , même en présence de deux humains  ( la plus petite combinaison possible) , pléthore flèches ( flux optiques ) , points de départ (regard du sujet) et points d'impacts (objet ), avec réflexions , réfractions et tout le bordel optique , un bocson tel qu'on y mettrait pas un coup de balai. je vais tenter de clarifier tout ça, pour vous ce soir.

Je vous garantis une compréhension du monde parfaite, satisfait ou remboursé !

BREVE TYPOLOGIE DES REGARDS (cours pour débutants, ou niveau 1)

et autres cas géneraux; situations globales; notions de base. quelques cas particuliers.

REGARD n°1 : mon regard. Mes yeux .

J'ai un regard propre sur ma personnalité, mon comportement, mon attitude... J'ai l'avantage de la connaissance relativement exhaustive de ce que je suis, j'ai l'inconvénient du manque de recul ( ou vergence ) , et de l'éventuelle mauvaise foi.

Mon regard porte sur plusieurs objets ; en l'occurence, sur moi même (introspection) et sur les autres (extraspection).

Regard n°2 : le regard de l'autre ou des autres : autrui ou 'les yeux'. 

Autrui a lui -même un regard autonome sur ce que je suis au moment de la collision. Ce regard est façonné avant ou pendant la collision, il a une importance capitale sur la nature et le déroulement de la collision. C'est en général un enjeu tres important, voire déterminant. Il est bien souvent jugé comme dangereux, particulièrement chez les méfiants, timides ou autres paranos. Chez les mégalos, ou chez les séducteurs par exemple , c'est un oeil qui doit absolument devenir bienveillant. Chacun a les différents statuts, tout à tour, dans sa vie. Et chacun est distinctement ou simultanément moi et autrui. C'est une question de point de vue...

Comme nous avons conscience de cet état de fait, nous avons tous élaboré des techniques rationnelles d'influence du regard , ou de domestication de son propre regard. On appelera la tentative de transformation d'un regard prospection. la conscience de la présence des regards et donc la possibilité de les modifier peut être appeler mise en perspective. La conscience des différents systèmes de regards, lorsqu'ils s'emboitent, peut être appelée mise en abyme.

EX : je me regarde, je regarde autrui, autrui me regarde, ce qui crée un ensemble ou champ spectatif ( dimension uniquement spéctative, il y en a d'autres, de la collision). Si j'observe cet ensemble, il y a mise en abyme puisque j'en fais partie. lorsque je prends l'information, et que mon regard explore un champ en y cherchant les éventuels autres regards, nous parlerons de circonspection.

Le regard d'autrui est une extraspection sur l'objet moi. Je spécule regulièrement sur ce regard, puisqu'il s'agit d'un enjeu ; je produis des estimations sur le regard qu'autrui ( reflet ) est censé porter sur moi : il s'agit de la rétrospection. La rétrospection peut également désigner le fait pour le sujet d'observer son propre regard sur lui. C'est à dire que mon regard de sujet porte sur mon regard en tant qu'objet ( rétrospection doublée de mise en abyme dans ce cas précis)

Dans le cadre des flux optiques , j'émets une image. Cette image est reçue. (émission - réception)

Je veux influer sur le regard qu'autrui porte sur moi, soit pour que l'image refletée devienne conforme à ce que je souhaite ( image produite apres la prospection) soit pour qu'elle devienne adéquate à la propre image que j'ai de moi , cad à l'image qu'a perçu mon introspection. Ces deux possibilités ont trait à l'émission de l'image(en rapport à sa réception).

Si l'image  réçue par l'extraspection d'autrui est en adéquation avec soit mon image produite, soit mon introspection, il y a conjonction des deux, et donc réflexion (deux rétines renvoient à la même image). Dans le cas contraire, on parle de réfraction.

La réfraction est bien souvent vécue comme une déception, ou un danger. Mais il arrive, parfois, que la réfraction rende une image plus laudative que le reflet escompté (réfraction positive, sauf si le désir est avant tout le reflet exact, c'est à dire la propension à la réflexivité).

Regard n°3 : l'oeil d'autrui portant sur l'ensemble déja évoqué Moi-Autrui, et ainsi de suite. 'L'Oeil au second plan'.

Dans ce cas, il y a dans l'ordre : circonspection, mise en perspective si prise de conscience de l'existence de ce nouveau regard, et  mise en abyme de fait du sujet ou des sujets, qui s'identifie  à l'autrui initial devenant le sujet au même titre que lui, vis vis du nouvel autrui. En cas de d'identification réciproque de plusieurs regards , il y a conjonction de regards ( ou conjonctivité si c'est un but recherché). 

NB : La mise en abyme  produit du ridicule, bien souvent.

Regard n°4 :  'L'Oeil 'ou l'Oeil en haut.

C'est un regard non substantiel. Il n'est pas nécessairement présent dans la collision, sauf en tant que produit de l'imaginaire du sujet, ou de son regard.

Il a une forte valeur symbolique, très souvent. On peut l'apparenter, par moments, à un regard suprême, un juge à qui on attribue une plus grande perspicacité ( pertinence absolue du regard, qui admet une rétine, c'est à dire un producteur interne d'image plus performante).

Lorsque cet oeil est capable de tout voir ( illusion d'optique liée à l'impression du sujet qu'il peut produire du tout en s'identifiant à un oeil qui verrait tout), on parle d'omnispection.

EX d' Oeils en Haut (il est impossible d'utiliser le pluriel yeux, ce qui corrobore la singularité de cet Oeil, en plus de sa majuscule ) : la société, la vérité, la lucidité ou autres valeurs, un Dieu quelconque, une personification mythique de soi ou autres entités, etc...

Il arrive tout de même que ce regard se confonde avec le simple autrui, non materialisé dans la situation spéctative. (Ex : un ami absent).

L'Oeil au dessus peut être un enjeu encore superieur à celui de la séduction (ou tropospection en l'occurence par prospection orientée dans le but d'une attraction).  On peut notamment éprouver par son regard plus de honte que par la simple prise de conscience du jugement négatif d'autrui. En effet, l'Oeil est, par sa pertinence, ou par sa simple création, considéré comme valide. Il n'est pas crée par hasard, en général.

NB : L'oeil est crée consciemment ou non par le sujet, cad que ce n'est qu'un regard simultané du propre sujet , et rarement parallèle : il s'agit de l'ambispection. Quand les deux sont parallèles il y a la situation fort particulière de transpection : élévation du regard du sujet au niveau de l' Oeil, c'est par nature une illusion d'optique.

A COMPLETER.  Peut-être dans le cadre d'un prochain cours ?

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n'empêche

51_ Il parait que dans le monde des dieux, on croit en l'Homme

Posté par jeumfenlagl à 11:43 - N'empêche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

On se connait ?

Au fond , c'est quoi quelqu'un de connu ?

C'est quelqu'un qui fait partie de ta vie, tandis que tu ne fais pas partie de la sienne. C'est peut-être en raison de cette inégalité foncière, de cette unilateralité qu'on éprouve le besoin d'aller parler aux stars quand on en voit ; on veut leur offrir notre reconaissance, et ptet même obtenir un brin d'existence. Reflexe naturel de groupysme : pas bien grave, tant qu'on essaie un peu de lutter contre.

Ce week end, j'étais à Toulouse. Ma copine a une colloque qui connait pas mal de gens dans le milieu ( on dira le complexe jeuno-artistico-nocturno-fêtard ). Et son mec est lui même bien implanté dans la ville rose, et ses colloques à lui connaissent eux mêmes.....etc. vous connaissez le refrain. C'est une anecdote qui a le mérite d'être familière à tout le monde, il faut être un ermite pour être hors des réseaux. Seul n'est pas happé celui qui le souhaite.

Je me retrouve donc à moitié bourré dans une soirée . Je ne connais pas grand monde dans cette ville. Il faur se glisser en dessous du rideau de fer, c'est 2h passées. On a donc la parfaite soirée des tauliers, qui se connaissent, et qui connaissent le patron. Petit after semi privé et intime donc, dans lequel j'échoue comme par hasard ; c'est à dire par le jeu des rouages du réseau dont une des arborescences me sert occasionnellement de perchoir. C'est clair.

J' appris bientôt que cette connection apparemment bénigne était un peu plus insolite que ce que je m'imaginais.

On avait là, pour reprendre l'expression d'une de mes standardistes, le 'gratin' de la Chanson Française. Je n'écoute pas de chanson française, et j'étais donc devant des parfaits inconnus, en d'autres termes, des mecs avec qui je partageais ma soirée toulousaine.

Il y avait dans ce petit bistro 'convivial' bien entendu un chanteur de la Rue Kétanou, une certaine Gina, qui , à ce qu'il parait, est une vieille figure du milieu, les membres du groupe Chouffe ou un truc comme ça, un membre de Mon coté Punk ( c'est la deuxième chose qu'il m'a dite lorsque nous nous rencontrâmes aux chiottes, après 'Tu fais de la musique ? ' ) et un groupe local dont je ne me souviens pas le nom, bien qu'ils soient en train de percer.

Il y aurait beaucoup de choses à dire. Cette anecdote, comme tant d'autres qui s'y apparentent, est en soi une ouverture possible sur les thématiques gravitant autour de la renommée, de la sociabilité, du mondain.

Savoir à qui j'avais à faire a changé ma perception des gens qui m'entouraient ; à un degré moindre, mon comportement -j'ai joué la carte 'discret'-. Parmi mes plus belles spéculations précoces, j'attribuais au fameux chanteur de la Rue Ket l'impossibilité à se montrer , l'obligation de rester humble et effacé sous peine d'être perçu comme un vaniteux jouissant de sa renommée ; lorsque j'ai su que la plupart des membres de l'assemblée était grosso modo ses pairs, ma théorie hative partit en fumée.

Je n'ai pas pu les accuser de se la raconter, à cause de la facilité à le faire ; quand bien même c'eut été vrai, je ne pouvais me résoudre à tomber dans un écueil injuste : ainsi donc je tombais dans l'excès inverse. La moindre des choses est de dire qu'on est bien plus dans la représentation dans une soirée d'anonymes des Beaux Arts, il me semble. Je ne préfère pas imaginer me retrouver dans une soirée de stars du Rock.

Bon. Donc, une ambiance bonne enfant, des gens un peu bourrés, qui jouent de la guitare et du piano, en tout point un simple after d'anonymes.

Rien de bien clinquant , en vérité. Puis, l'engrenage des réseaux m'amena d'abord dans une soirée un poil orgiaque d'étudiants en cinéma. Et une autre relation trouvée sur place évoqua  une bringue dans un appart étrange qui s'étalait sur quatre étages. Quatre niveaux pleins à rabord, si mes souvenirs sont bons. Je me prenais pour Alex Kidd dans un jeu de plateforme.

Pas une nuit extraordinaire, au contraire ; une nuit des relations ordinaires, une nuit ou je fus un point dans plusieurs cercles, comme tout ceux que je cotoyais. Une nuit rigolote, insolite tout de même et qui m'amenu bien sur à une reflexion sur mon statut propre.

Il faut bien dire que je ne suis pas à proprement parler un mondain. Ou plutôt je n'ai jamais été très haut dans la hierarchie du relationnel, ce qui est autre chose.

Je ne fais pas partie des gens qui 'font bouger la ville'. Je ne fais pas partie d'assos. Je connais peu d'artistes. Je suis VIP de temps en temps, comme tout le monde, mais pas assez souvent pour l'être dans l'absolu.Ca ne me peine ni ne me satisfait, je le remarque une fois de plus, c'est tout. Je ne suis pas l'anonyme qui fustige les feux de la rampe, je ne suis pas le populaire qui se dope aux poignées de mains. Je reconnais volontiers les avantages à connaître des gens, et experimente d'autre part chaque jour le confort de ne pas avoir à satisfaire les obligations protocolaires.

C'est, évidemment, une question d'échelles. De l'entrée aux Bains douches au droit à être au dernier rang des mecs rigolos en TD, il y a plus qu'un pas.

Et lorsque je refléchis au temps où je me considérais comme un taulier, je relativise de bonne grâce. Il fut, en effet, un temps où je disais bonjour à beaucoup de gens dans la rue. Où je possédais une réputation différente selon chaque milieu. Où milieu était au pluriel. Où je jonglais adroitement avec mes avatars. Où les locataires du 58 , rue du Mirail , petit centre nerveux de quartier, m'ont adoubé et reconnu comme un pair.

Ce temps, qui fut mon petit paroxysme à moi, m'a permis de gouter à la fierté de connaître le videur ou d'être reconnu avant de reconnaitre, d 'être présenté avant de se présenter : je n'en demandais pas plus.

La mondanité de petite échelle, je ne la regrette pas. Je regrette un peu de ne pas avoir expériementé la grande, ne serait-ce que pour un temps.

Mais alors, quel bonheur d'être libre de tout marquage !

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Un député UMP tue sa femme et se suicide.

C'est normal, et c'est bien connu : les UMP, c'est des machos.

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Soeurs ennemies

La théologie, ce n'est jamais que la philosophie + un gros présupposé, dont elle tient son nom.

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01 novembre 2008

petites annonces

31 _ Muet cherche aveugle pour dialogue de sourds.

32 _ L'amicale des fans de la Marseillaise et l'armée du Rhin invitent génereusement tous les porteurs de sang impur qui souhaitent venir à un aperitif dinatoire placé sous le signe de l'amitié et de la fête. Ils ne leur sera fait aucun mal.

33 _ L'association de la recherche des criminels de la seconde guerre mondiale  offre récompense à quiconque pourrait , preuves à l'appui ( photographies, enregistrement téléphonique, document signé..)dénoncer un délateur ayant collaborer avec le régime de Vichy.

34 _ Cul de jatte friand de pates au beurre , ayant laissé sa casserole en haut de l'armoire avant son accident ,recherche jeune homme valide pour courte échelle.

35 _ Unijambiste solitaire et fétichiste cherche une jf valide pour prendre son pied.

36 _ Indien pauvre et athée souhaite contacter le plus rapidement possible un boucher . Possibilité de livrer quelques vaches.

37 _ Cow Boy solitaire désire échanger ombre fainéante et cheval bavard contre paquet de cigarettes.

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Petites annonces

1 _ JH moche et cultivé cherche f moche pour se faire écouter.

2 _ Poète cherche comptable.

3 _ Petit Prince cherche Petite Princesse sachant dessiner moutons et plus si affinités...

4 _ Médecin de garde le dimanche recherche fièvre du samedi soir.

5 _ Foudre Bénie cherche Tonnerre de Brest.

6 _ Ecrivain surréaliste cherche à reprendre pied.

7 _ Ténia dépressif cherche vermifuge.

8 _ Afwicain cawicatuwal wechewche impwesawio pouw démarrer une brillante carrière d'acteur de troupe dans de nombreux théatres parisiens.

9 _ France d'en bas cherche jumelles pas chères.

10 _ Grand romantique cherche poufiasse vulgaire pour être dans l'air du temps.

11 _ Grand Romantique cherche amour impossible.

12 _ Professeur célibataire cherche institutrice porteuse pour éduquer un enfant en programme commun.

13 _ Petit doigt de pied cherche raison d'être.

14 _ Echo au chomâge cherche caisse de résonnance.

15 _ Murmure timide desirerait s'ébruiter.

16 _ A bon entendeur : salut !

17 _ La laitière cherche garçon de café pour petits déjeuners changeants.

18 _ Jf lubrique et sodomite recherche Pinocchio pour grands mensonges.

19 _ Chanteur eraillé cherche toujours, outre tombe, un chien nommé 'Mirza'.

20 _ Calcul de rein cherche mathématicien de coeur.

21 _ Hépatologue cherche profession de foi.

22 _ H comblé et espiègle a trouvé le bonheur, ne cherche rien, et vous emmerde.

23 _ Hornnitaurinque bléssé cherche Bernard Pivot vengeur.

24 _ Star suceptible recherche admiratrice docile pour agréable compagnie.

25 _ Couple adultère recherche volontiers une bonne raison de ne pas continuer.

26 _ Anonyme recherche ce qu'il ne souhaite pas divulguer, pour des raisons personnelles.

27 _  Moignon attend patiemment qu'il soit à la mode, pour prendre sa revanche.

28 _ Place de parking handicapée cherche handicapés en voiture pour défendre sa réputation.

29 _ Socrate turgescent cherche Charlotte aux fraises pour philosophie dans le boudoir.

30 _ Ex Jackson 5 cherche jeunes compagnons de sport, pour reprendre des couleurs.

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30 octobre 2008

Retour à la case départ.

Bientôt 24 ans, 7e année de fac, et le comportement social d'une midinette intimidée d'entrer au lycée.

Je crois que j'ai dilapidé le capital-assurance précieusement, parcimonieusement, méticuleusement accumulé au fil du temps, des soirées , inlassablement aspiré des joies vénales et fugaces de la jeunesse folle de liaisons pyramidales.

Posté par jeumfenlagl à 13:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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