Lagl Land

15 décembre 2011

Porto Boulot Dodo

Paulo nous exécute un de ses tours (photo N.C)

19 Juin 2010. Huitième de finale de la Coupe du Monde de football, Espagne-Portugal. La tension est palpable, la rencontre serrée. Les foules ont envahi les bars et scrutent avec anxiété les écrans qui retransmettent le match. Au coup de sifflet final, les uns exultent, les autres repartent la tête basse. Pourtant, nous ne sommes pas dans le centre ville de Lisbonne, ni dans un barrio madrilène. Nous sommes au cours de l'Yser, Bordeaux, France. Reportage dans un autre quartier latin.

Bienvenue au cours de l'Yser. Son cimetière israélite, ses "after" clandestins. Ses bandes d'Antillais qui causent en créole devant les épiceries. Et par dessus tout ses bistros espagnols et portugais, dans une rue  où la communauté ibérique est très fortement ancrée, depuis belle lurette.

Péninsule Ysérique.

L'ancien "cours de l'Espagne" est, avec Bacalan, le bastion bordelais de ces populations arrivées pour la plupart dans le but de trouver du travail. Une immigration économique donc, si on y retranche les réfugiés politiques, Salazar et Franco ayant sévi jusque dans les années 70. Jean, local de l'étape, dresse un archétype éclairant du porteur de baluchon moyen : "Souvent, les arrivants ont afflué dans les années 60. Ils laissaient femmes et enfants au pays pour gagner un peu d'argent, et les rapatriaient ensuite".

L'avenue réalise en soi un petit concentré rectiligne du Bordeaux populaire, avec sa trentaine de débits de boisson, et se découpe en îlots. La sillonner revient à parcourir le monde en 10 minutes, de l'Afrique noire à l'Europe de l'est, via le Maghreb.  Les Ibériques ont aussi leur petite péninsule, autour de quatre ou cinq rades qui forment un archipel prometteur pour qui sort du boulot un peu déshydraté. "Le Maravillas", "le Contraste" ou "le  Troubadour" sont autant de lieux de vie, hauts en couleur, qui permettent à ses habitués de retrouver un peu de la chaleur du pays. Ils s'y "retrouvent entre eux", de leur propre aveu.

En dehors des clubs de foot, les Espagnols et les Portugais se rassemblent assez peu dans des associations. Et pour cause : ils travaillent souvent ensemble. Dans le cas contraire, les troquets jouent un rôle de ciment social, un point de ralliement entre le chantier et la maison.

Mais au fait, concrètement, c'est quoi un "lieu de vie" ? Il suffit de franchir le pallier pour s'en apercevoir.

"La Sirène", Portugal em Bordéus

Il est aisé d'apprendre que "la Sirène" fait figure d'emblème de la communauté Lusitanienne. Impossible donc de résister à ses appels. D'emblée, la devanture annonce la couleur : rouge et vert. D'innombrables écharpes aux couleurs de  Porto ou du Benfica, entres autres, sont disséminées sur les murs. Très rapidement, les clichés tombent:  le port de la moustache n'est pas obligatoire, juste incontournable. Tous les clients ne sont pas des maçons, ils sont aussi plombiers, carreleurs ou plâtriers.

Albano, le rejeton de la patronne, prépare patiemment les cafés du matin, comme tous les jours. "La Sirène" est un témoin du quotidien. Les travailleurs viennent y jouer aux dominos ou aux cartes avant de  partir cravacher. Les réveils sont délicats, à grands coups de "caralho!" ou de tapes amicales dans le dos. Dans ce bar comme dans les autres, on boit, on crie, on se charrie, on étale ses humeurs. Mais on le fait en portugais, surtout.

On décèlerait presque un vague intérêt pour le ballon rond (Photo N.C)

Malgré ses origines asturiennes, la tenancière Eleonor a su se faire adopter par les natifs du Tage et du Duero. Si l'on en croit Jean, installé au comptoir, c'est pour "ses qualités de commerçante". Un sens de la convivialité qui va de pair avec une mécanique hebdomadaire bien huilée. Pour des résultats probants.

Outre le petit manège matinal -l'établissement ouvre très tôt-, ce lieu est aussi le théâtre de la grand messe du samedi soir, autour des matchs de foot, le plus souvent. La Sagres et le Porto coulent à flot. Le dimanche, la clientèle est moins masculine, plus familiale. Les karaokés drainent une foule surprenante, qui parvient à combler une terrasse pourtant vaste aux temps chauds. Si les mauvaises langues dénoncent une communauté qui vit en vase clos, on rétorquera qu'il est difficile de trouver un endroit plus chaleureux et accueillant dans les coins chics, faussement cosmopolites. Pas de Césaria Evora ou de Gilberto Gil, ici on se meut au son de la Lambada.

Chez Pepin, comme à la maison

Le téléphone sonne, et le serveur répond. "José, c'est pour toi !" José est un client, le ton est donné. La "Casa Pepin", à 30 mètres de "la Sirène",  est un autre monument du cours de l'Yser. Son fondateur une institution, comme en témoigne Paulo : "Pepin est le premier qui m'ait accueilli dans cette ville, lorsque je suis arrivé il y a 25 ans". Encore une fois, on est dans un bar d'habitués, où tout le monde se tutoie et se chambre sans ménagement.

Ce lundi,  l'un des deux fistons est aux commandes:  Jésus. Il est 18 h, bien trop tard pour que tout le monde soit sobre. Quelques fumeurs téméraires bravent la pluie battante, et parlent de cèpes, justement. La télé et la radio sont allumées, mais on distingue mal les sons qui en émanent: Julien Lepers semble chanter du Lady Gaga.
Ici, personne ne cherche à paraître authentique. On l'est, simplement, ce qui demeure le meilleur moyen de correspondre à la définition.

Comme dans tous les bars du coin, on joue au billard, à la belote et au baby-foot. A la "Casa" on est un peu en Espagne, mais la totalité de la clientèle parle la langue de Molière. D'autres la crient, comme ces enfants qui jouent bruyamment avant l'heure du repas. Les clients, nullement dérangés, ont le contact facile avec les marmots et leur donnent la réplique avec malice.
Parmi eux, Paulo plaisante : "Ici c'est le bar des ivrognes". Pourtant, il brasse toutes les générations.

 On aime la Casa Pepin, de 7 à 77 ans (photo N.C)

Paulo, mémoire vivante du quartier, 25 ans de valse.

Le temps de quelques verres, il nous narre sa vie et dépeint le secteur, qui regorge également de restaurants et de PMU, ce qui n'est pas pour lui déplaire. "Jusqu'à Brémontier, ça bouge." Quant à l'ambiance, à laquelle il semble tenir et qui fait la force de ce quartier,  elle ne saurait pâtir d'une rivalité entre les voisins Ibériques. Une guerre entre l'Espagne et le Portugal ? Non. Son acolyte Alonso confirme: "c'est plus de la déconne qu'autre chose".
On pourrait presque passer une journée entière dans les bistros. "Ici ça ferme à 2h, mais à coté, au Contraste par exemple, ça ouvre à 5h".

Il n'est d'ailleurs pas rare d'assister à quelques rassemblements entre deux cycles, sur le pavé. Des jeunes chantent, parfois, au son de leurs portables dernier cri, et continuent la fête. Depuis plusieurs années, le cours de l'Yser observe patiemment cette valse perpétuelle, les rideaux de fer donnant le tempo. Une valse à trois temps : Porto, boulot, dodo.

On se tromperait à croire que seuls les initiés issus de la diaspora connaissent ces endroits atypiques. Des hommes en uniforme paraissent partager cette ferveur. Souvent, ils viennent jeter un coup d'œil aux heures de pointe, participant à la ronde .

Le 12 Juillet 2010, le but d'Iniesta sacrait l'Espagne championne du monde de football. La liesse populaire s'emparait de la rue, éclairée dans la nuit par les fumigènes et autres feux d'artifice improvisés.Une scène rare dans la belle endormie. Préventivement, la police avait bouclé le quartier, en dix minutes.

La Casa attend sagement son heure (photo N.C)

Nicolas Candératz

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21 août 2010

il est des choses qui ne disent pas

Coming soon

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Tartine de Miel

1er jet, à retravailler
Comment faire d'une bonne idée un texte banal. c'est simple. il suffit de se vautrer dans les longueurs . il suffit de copier les 1eres phrases imaginées et inspirées, et d'en intercaler d'autres, à la base conçues pour améliorer le texte.
Toutefois ce texte sera volontairement descriptif.

Cela faisait bien longtemps depuis longtemps.

23 années passées conjointement.

Elle était loin l'époque où nos doigts tremblants, rendus fébriles par une nuit agitée d' amants transis et exténués,  inexpérimentés en fait, laissaient tomber sous la table la tartine coté miel, au petit matin calme.
Nous riions de bon coeur des ces mésaventures habituelles pour un temps, et en profitions pour scruter longuement nos regards amusés et esquisser un sourire d'une complicité fallacieuse. En silence, déja.

Depuis lors, nous étions tous deux passés maîtres en la matière, et nos mains expertes ne laissaient plus jamais choir le témoin privilégié de notre vie commune ; insensiblement, nos phalanges stoiques reproduisaient systématiquement un geste parfait ; En bonnes ouvrières, elles accomplissaient chirurgicalement leur labeur, rite mystique d'une vie harmonieuse ; elles tissaient jour après jour la toile douillette de notre nid d'insectes. (aie, phrase lourde et facultative puisque elle ne fait qu'expliquer la seconde. mais dois je te faire confiance, lecteur ? lecteur idiot ou bien inattentif ?)

Chacun savait comment l'autre aimait sa tartine.

Nous nous entredégoutions patiemment et tacitement, mais avec respect et délicatesse.
Jamais nous n'élevions le ton. Nous étions probablement fiers de nous reconnaître mutuellement le droit légitime à la paresse.

La langueur caressait nos instants, successifs, comme une ouate protectrice. Nous n'etions qu'épidermes, doux, des peaux sensibles, sans cesse massées. Nous étions sans répit enrobés d'une douceur nacrée, à peine perceptible, imperturbables oisifs, et honteusement insatiables. Nous étions repus, mais pas las.

Nous poursuivions notre route commune avec la sérénité de la rivière qui vient grossir le fleuve, du fleuve qui vient grossir la mer; Et ne faisions de fait plus qu'un, suivant le cours tracé de la vacuité, qu'il est bon de savoir suivre. Nous parcourions ensemble les chemins de l'existence, les steppes sans fin de ce qui prévu, calibré et milimmétré ; Nous arpentions avec une sagesse infinie les déserts de l'ennui.
L'inquiétude était un sentiment dont nous n'avions plus qu'un vague souvenir, un peu angoissant, étrange prophétie.

Aussi, aucun doute ne venait à perturber notre progression, nous nous en accommodions.

La chose sexuelle, quant à elle, était devenue depuis fort longtemps un obscur jargon, une langue morte, une antique préoccupation dont nous étions heureux, sans même le comprendre, de nous épargner les turpitudes et les tourments.
Elle était étrangère à nous comme l'est ce dont on ne connait pas ou plus l'existence, et non comme ce que l'on craint par ignorance.
Ainsi, la question sexuelle était caduque.

Il n'était pas un jour sans que nous ne pensions à mettre un terme à cette tranquille mascarade ; D'ailleurs, en rangeant , en pliant, en lisant, nous savions instinctivement que l'autre y pensait, sans aucune appréhension ni honte. Sans chercher à vérifier cette intuition. Sans un regard.

C'est pourquoi nous fûmes fort surpris de tout à coup décider de ne pas nous arrêter là, tandis que nous n'avions pas encore pensée à en parler. Cette décision subite se prit mutuellement et sans un mot, à la faveur d'un coup d'oeil complice, celui des tartines d'autrefois.

Cela faisait longtemps que nous n'étions pas scrutés, signe indubitable, preuve formelle de notre libre et neuf consentement; sans avoir à croiser nos regards, nous savions toujours où l'autre se trouvait, ce qu'il faisait et pourquoi.

Ce libre échange nous délivra un court moment.

Nous n'avions plus à nous inquiéter.

Alors l'amour, une fois de plus, triompha.

Rallonger la fin. expliquer un peu.

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La complainte de la complainte

Ebauche
Esquisse et avant goût
:

C'est pas grave, c'est pas grave
C'est normal, c'est normal
Ne t'en fais pas
Et alors ?
Arrête un peu
Dans des contrées lointaines, il est des gens qui souffrent.

C'est pas grave, c'est pas grave,
c'est normal, c'est normal,
Ne t'en fais pas
Et alors ?
Arrête un peu,
et bois un coup.

Evidemment, ajouter des couplets.

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07 août 2010

L'Afrique, c'est chic.

En gestation.

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La minute Foucaldienne

C'est la norme qui determine la folie, non la pathologie.

C'est pourquoi un médecin est plus un artisan docte au service de la société qu'un artisan social au service du savoir.

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La politique Française pour les Nuls

En cours

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Axe Rome-Berlin

Ne pas confondre la langue de Dante et la dent de Lang : l'une est ritale, l'autre fritz.

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23 juin 2010

Burn to be wild

L'équipe de France de football ne me doit rien.

J'ai simplement le droit de les trouver antipathiques ou sympathiques, bons ou mauvais, idiots ou pas.

Je dispose du droit de m'énerver anonymement devant mon poste, sous l'effet de la déception, et je dois m'en tenir là.

Je m'en tiens là.

Je comprends et cautionne la défiance des joueurs vis à vis de la corporation journalistique; je comprends et cautionne la stratégie communicationnelle de Raymond Domenech.

J'accuse l'ensemble des médias de dépasser les bornes ; tant dans la dramatisation d'un évenement simplement sportif que dans l'amalgame systématique qui amène à condamner dans un même élan l'homme et le joueur de football.

J'accuse la masse des supporters de s'adonner lachement à un lynchage, justifié par les arguments automatiques qui abondent en la matière, qu'on puise par paresse mentale et par un désir de vengeance infantile.

Je hais l'homme quand il trouve des moyens de hair, quand il s'en donne le droit, quand il décide de ne plus attribuer le bénéfice du respect pour les raisons qui viendront, quelles qu'elles soient, fussent elles mauvaises et hatives, faute de mieux.   

Je réfuse la simple possibilité aux amoureux de l'équipe de France de revendiquer ou exiger quoique ce soit ; a fortiori d'obtenir réparation.

Je vois une nouvelle récupération politique, patriotique, et populiste à un simple détail administratif qui mérite, en ce sens, de ne pas quitter les locaux de la FFF . On cherche des coupables et on éxecutera. Le peuple réclame du sang.

Les joueurs de l'équipe de France ne devraient pas être tenus d'entonner un hymne.

En aucun cas ils ne sont censés représenter un pays, un état, une nation. Ils en représentent le football.

Ils sont là pour être performants ; on fondera leur présence par le mélange d'éléments contextuels, physiques, psychologiques, techniques, et d'ordre interactif ou collectif. Le degré de culture ou le niveau de citoyenneté ne sauraient constituer des critères de discrimination recevables.

Je reconnais aux joueurs le droit de ne pas aimer leur pays. Ou plutôt de ne pas tout faire pour le prouver.

Je comprendrais que l'EDF soit avant tout, pour eux, une consécration personnelle, qui entérinerait une réussite professionnelle.

A ce titre d'ailleurs, je doute qu'un joueur en coupe du monde ne mouille pas le maillot.

Le rapport supporter/joueur est une relation fondée sur l'identification et la sympathie au sens littéral du terme : il ne s'agit en aucun cas d'un contrat à respecter.

Si le supporter a fait des "milliers de bornes" pour voir un match de merde, la responsabilité des joueurs n'est pas engagée.

Si le supporter est déçu, sa qualité de supporter ne lui donne malheureusement aucun pouvoir coercitif qui soit légitime.

Le supporter ne doit jamais oublier que le footballeur ne travaille pas pour lui.

Mis à part tout ceci, je dois bien dire que je partage globalement le point de vue de Finkielkraut, lorsqu'il voit chez nos bleus le reflet d'une jeunesse telle que l'on peut déplorer qu'elle devienne. Mais c'est un tout autre sujet.

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08 avril 2010

Bris

D'hier, d'aujourd'hui, de ces derniers temps.

- Dans un moment d'égarement, de connivence illusoire fût elle réelle, j'ai baissé la garde.

Lorsque j'ai dis à  mon interlocuteur que nous faisions partie des gens qui "avaient toujours raison", il m'a trouvé prétentieux.

Du moins l'accusé-je.

- J'ai bu un café avec des amis.

On quitte le monde du réel autour d'une table ; 

Nous avons eu un débat assez passionné, c'est à dire que je me suis emporté ; la discussion a été assez longue et houleuse.

A la table de droite, deux jeunes gens. La jeune fille à soupiré, m'a parodié à voix basse.

Oh, je sais bien que je n'étais pas sympathique. J'ai essayé de ne pas passer pour un intellectuel, un peu mais pas trop.

Il se trouve que j'ai déjà été à sa place, elle à la mienne.

Je songe à 3 choses :

D'une part, dans ce type de conversations, on ressemble soit à Lucchini, soit à Roland Courbis.

D'autre part, l'empathie n'est pas un phénomène automatique.

Enfin, la sincérité reste toujours à prouver, c'est une très grande injustice.

J'ai pensé à 3 choses :

A mon ami qui trouve que France Culture c'est de la branlette. J'adore cette expression, autant que cette réaction.

J'ai pensé qu'il faut choisir entre le public et la conversation, se concentrer sur un objectif.

Et j'ai pensé à prouver à la jeune fille que je suis sympathique, pas à la blâmer.

- la conversation est elle le terrain de prédilection de la manipulation ?

- Robben vient d'inscrire le but que je cherche désespérément à mettre sur PES.

- On doit respecter, combattre et vaincre ses adversaires. Sans omission.

- J'ai lu une revue Jésuite, hier soir.

J'ai écouté une radio chrétienne , avant hier soir.

J'en ai tiré que les bigots d'aujourd'hui me sont plus qu'agréables.

Qu'ils tirent de leur état minoritaire des qualités devenues rares. Le gout de l'argument, l'obligation de l'ouverture, la tache ingrate de la séduction.

J'aime qu'ils assument l'absurdité de la croyance divine. Je n'es serai pas capable.

Pour des gens à contre courant, ceux que j'ai entendus évitaient les écueils coutumiers.

L'aigreur du punk anarchiste ou de l'intellectuel d'extrème droite ; le discours victimaire de Dieudonné et de tous les minoritaires. L'indigent argument de l'originalité ; le stupide recours, seulement quand il est ultime, ou encore automatique, à la dénonciation du grand nombre , de l'intelligentsia, de la pensée unique.

Or, je note que le grand nombre , l'intelligentsia, et les plurielles pensées uniques existent pourtant, réfutées, symptôme imparable, par le grand nombre , l'intelligentsia, et les plurielles pensées uniques, ce qui n'est pas une raison.    

Bref, ceux que j'ai écoutés n'etaient que les pédés de mon lycée de bourrins, forcément rompus à réfléchir sur ce qu'est la violence collective à ceci de près qu'ils m'ont semblé avoir eu l'immense courage de tirer les bonnes conclusions.

Je pense à "Straw Dogs".

Je pense que je préfère malgré tout les désuets spirituels, consommateurs de pages aux consommateurs à la page, aux fabricants d'obsolescence spirituelle.

- J'ai lu un truc sur l'identité, e j'adore le thème de l'identité.

J'ai appris qu'"identité est le substantif d'identique, ce qui m'a ravi.

J'ai appris que victimaire est l'adjectif possible de victime, ce qui m'a aidé.

- Je viens de manquer une promotion, je ressens de l'amertume, et j'ai de bonnes raisons. 

- Les travailleurs travaillent en premier lieu par conscience sociale et pour rendre service à l'etat, ça va de soi. Ainsi les feignants sont égoistes et indésirables.

- J'ai soudainement admiré Guy Debord, comme un même en mieux, parce qu'il préferait l'alcool à l'écriture, parce qu'il a programmé son suicide.

- 2 ctaegories (aigris / genralités)

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04 mars 2010

Brèves

Crise :

Avec la montée en puissance progressive de l'Islam, les vendeurs de parapluies craignent le pire.

 

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20 janvier 2010

Alfred Panou : un peu de publicité.

Considéré comme l'un des premiers slameurs.

Poète, acteur , chanteur. Accompagné du groupe "The art ensemble". parait que c'est un groupe de "jazz surrealiste", ce qui ne signifie rien à part que c'est censé être avant gardiste.

2 morceaux, plus que stimulants : 

 

-le moral nécessaire 

-je suis un sauvage.

J'ai l'impression d'adhérer pleinement à ces morceaux. Problème : je n'ai aucune preuve que lui et moi fassions cause commune. Juste l'impression.

A votre interprétation.

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10 janvier 2010

Anticipation

Travaille !

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Temporalité

Pour en finir avec l'Art.
pour de bon.

L'auteur doit il ecrire pendant qu'il est lu ?
doit il repondre à des questions qui n'existent peut etre pas, et le tout SIMULTANEMENT ?
est ce une performance ? un happening ?
est ce de l'art ?
est ce rigolo ?
est ce baleze ?
peut il repondre en questionnant ?

La syncope, pilier du Jazz, le jazz, musique noble s'il en est, noblesse à cause de la syncope ?
etait il à contretemps hier soir ? (l'auteur)
est ce que la parenthese apres le point d'interrogation, alors qu'il est possible de réediter, est un contretemps ?
le contretemps est il syncopé ?
est ce que ça lui gache sa journée ?
est ce que ça lui a gaché sa soirée hier ?
est e que ces 2 questions, à contre temps doublement (interieurement et exterieurement ) rappellent "En attendant Godot" ?

Bonne annviversaire Judith ?

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La nature est bien faite

2-

C'est ainsi que le moche choisit, en toute connaissance de cause, de se marier à une moche.

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DTC

La mise en abyme est elle un choix courageux ou une faiblesse ?
est elle necessaire ou superflue ?
est elle recours ou fin ?
dans tous les cas, doit elle etre si redondante ?
si oui, la lourdeur est elle courageuse ?

Les articles d'aujourd'hui sont ils intelligibles ?
les lecteurs sont ils intelligents ?
l'auteur s'en fout il ?
se parle t'il a lui même en esperant secretement etre compris un de ces quatre ?
Fournit il l'effort requis pour etre compréhensible, compris ?

ou est ce qu'il "voit ce qu'il veut dire" ?

EDIT : se referer à la decision du conseil, doubler le but du blog, et partir à la douche.
EDIT 2 : penser aux edit du dernier article, et merde.

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Consortium ter, editorialisme, essentialisme et fonctionalisme

L' édit concerne t'il le lecteur ?

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Consortium bis

Ah oui, le conseil d'administration a aussi décidé que les chapitres, c'est cool, et qu'une charpente ça peut se retaper.
Ceci represente une nouvelle prise de pouvoir editoriale.
y a du boulot.
Classer. le "nomos".
Rendre lisible à cause de la decision du conseil (rappel : les lecteurs existent, en tant qu'il y a lecteur il y a lecture , en tant qu'il y a lecture il faut lisibilité, c'est pas lui qui le dit)
EDIT : les editos nuisent à la lisibilité
EDIT 2 : les "EDIT" aussi, rien à voir le cresson
EDIT 3 : les calembours aussi.
EDIT 4 : ainsi que les EDIT à répetition, on s'y perdrait à force d'improviser
EDIT 5 : prevoir une reunion pour ameliorer la lisibilité des EDIT
EDIT 6 ; se rappeler demain de le faire aujourd'hui, pour eviter l'eternel ecueil du repoussage.
EDIT 7 : eviter à tout prix d'introduire du propos dans les EDIT. à la base les EDIT sont uniquement pratiques, là ça va plus, on s'y perd.
EDIT 8 : regle numero 1 : une edit n'est pas artistique
regle numero 2 : son fonctionnalisme depend du pouvoir editorial :
regle numero 3 : l'edito se refere aux EDIT.


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La nature est bien faite

1-

A ce qu'il parait, les mamans esturgeons ovulent spontanément lorsqu'elles recontrent des pecheurs iraniens.

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Consortium

Après réunion des membres du Conseil d'administration de ce blog composé par moi même, la décision suivante a été prise :

- ce blog, afin de respecter l'essence du blog, devra cesser d'etre laisser à l'abandon.
le conseil a décidé qu'il fallait publier des articles. c'est mieux pour un blog.

- ce blog, moche, doit etre embelli.
Afin de respecter l'essence du beau. et de prendre le contre pied de l'ideologie- contre pied- du moche et de sa promotion.
Attention : subvertir le subversif n'equivaut pas à la position anté subversive ! et en dépit des apparences...
on parlera plutot de post subervisime ou néo subversivisme, jusqu'à prochain remous et nouvelle vague.

Le tout en vertu de la loi des "levels" (qui sera enoncée bien sur plus tard, comme toutes les verités detenues par l'auteur et sous reserve de sa procrastination constitutive.
la loi des levels, rappelons le, stipule 2 choses :

- les levels fonctionnent et s'apparentent par parité : le level 1 ressemble au 3, le 2 au 4, le 13 au 15. règle premiere de la ressemblance des pairs, difficulté conséquente de les separer et d'en comprendre la distinction.
-loi numero 2 : la distinction entre 2 levels pairs est fondamentale. elle n'existe que par le level intermediaire.
La prise de conscience du sujet devient, ainsi, decisive. le sujet qui passe du niveau 2 au 3, réepouse le niveau 1 mais s'en detache , empiriquement par 2 etapes supplementaires, theoriquement par la prise de conscience du parcours et donc des etapes qu'il peut degager spontanément.

in fine, par validation d'une nouvelle identité ou d'un nouveau dogmatisme.
l'être est multiple, l'être parcourt, l'être possede une essence à la seconde, et encore c'est idiot car la seconde est largement reductible.

ahem.

- avant dernier point : le conseil a decreté que l'auteur devra repondre à l'essence de l'auteur.
posseder des couilles, travailler ses ecrits, "respondere", finaliser, assumer, completer, épurer, choisir, laisser .

- enfin, le conseil a décidé que le but premier du blog ( dessein encyclopediste, collection de toutes les pensées de l'auteur, numerisation d'une identitié globale) devra :

- 1) etre doublé d'un but second : les lecteurs , la reception, la deformation, l'heritage et la posterité existent.
en tenir compte.

2) ne pas etre oublié ni occulté.

En effet le conseil considère qu'une pensée tous les 6 mois de l'auteur ne saurait :

- le representer
- le contenter
- pretendre environ 4 microsecondes ( c'est pourtant reductible) au voisinage de l'obcession supreme maquillée malhonnetement en objectif, comme une cuisse vulgaire se pare d'une mini jupe, à savoir :

l'exhaustivité.

le conseil a tranché. il a dit.

EDIT : corriger fautes, relire.

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