04 septembre 2008
Provocation
Des pirates Somaliens attaquent une bateau de luxe Français. Ce dernier stationnait dans le Golfe d'Aden, au large de la Somalie, depuis un ptit moment.
C'est pas pour dire, hein, mais ça me rappelle les viols de minettes en mini-jupe...
Faut pas s'plaindre après !
28 août 2008
Plongée dans l'en deça
" ... Et que si jamais mon heure est venue, je souhaite que ma mort soit propre et digne. Et surtout, propre. " s'exclama un Suisse avant de plonger dans le lac Léman, un boulet au pied.
19 août 2008
Nom d'un chien
C'est l'histoire d'une famille. La famille Pingeon.
Le père se prénomme Yves. La mère Simone, Le fils Johan et la fille s'appelle Julie. Le chien répond au nom de Dostoievski . En effet , il est né l'année du D.
Pour des raisons obscurément sombres mais toutefois assez proches d'un mobile de parricide, le fils tente de tuer son père. Il n'y parvient pas, puisque ce dernier, soucieux de conserver un instinct de survie intègre et conforme à la tradition ancestrale chère aux Pingeon, se défend et le précède avec zèle.
La mère cherche donc à venger son fils, mais tire sur sa fille par erreur. Puis, la surprise digérée, reprend vite ses esprits et vise le père. Ne rate pas sa cible ; retourne consciencieusement son arme contre elle après une courte réflexion.
La tableau est bien laid en verité, et l'histoire est bien triste.
Dostoievski se retrouve seul. Il quitte les lieux du crime et erre. Trouve une chienne et , en bon Pingeon, la féconde afin de perenniser le patronyme. Mais en fait, il ne le sait pas trop.
Un chiot nait quelque temps après, comme le souhaite la force des choses.
C'est ainsi que se pose un problème crucial : "diable, comment donc l'appeler ?" se demande l'auteur !
Les chiens, s'ils s'ont friands de sobriquets, ne rivalisent en rien avec les humains dont les prérogatives de nomenclature surpassent aisément les fonctions administratives canines, peu élaborées encore à ce stade de l'évolution.
Ainsi donc, l'auteur ressucite le père et le fils, par pure mesquinerie machiste, et en guise de parade-riposte.
Les deux hommes se consultent ; débattent fort et crient sec ; après la tempête, une accalmie. Le verdict tombe. Ce sera : Tartiflette.
Ils se serrent la main, soulagés ; puis le fils , un tantinet rancunier, égorge son père ; il dissimulait un ouvre boite dans sa poche depuis une bonne demi-heure !
"La miséricorde ne l'étouffe pas", se dit le patriarche avant de glapir de façon inaudible en crachant des grumeaux.
Et l'auteur se souvient qu'on ne peut se moquer impunément des règles élémentaires de l'eschatologie moyenne, de la fatalité classique et du passé révolu de base. Alors le fils revient à la mort , comme par magie.
L'auteur se dit : "Tartiflette! Quel nom idiot !". Dostoievski ne pense rien, pas plus que Tartiflette. On ignore ce que pense sa jeune mère, congédiée qu'elle fut à l'instant.
Afin d'éviter que le problème se renouvelle, l'auteur débaptise Dostoievski Pingeon : Désormais , il se nommera Dostoievski M'Goula. Et stérilise Tartiflette M'Goula.
Il s'écrie, satisfait : "Je crois que là, c'est bon, c'est la fin ."
07 août 2008
A suivre
Petit Maverick n'est pas mort, ni ne s'est perdu ; C'est juste qu'il roupille un peu.
18 juillet 2008
La courte et exaltante existence de Petit Maverick
Chapitre 1
Prémices et genèse de l'existence.
Il était une fois des parents responsables zet adultes. Ils firent srupuleusement leur devoir et de fait, conçurent un enfant.
De l'avis de la plupart des sociologues, philosophes, ritologues, théologiens zet psychanalystes du pays, ç'est à cet acte fondateur que les parents doivent leur statut.
" Puisque c'est notre raison d'être..." expliqua le père.
"Oui, faisons le, c'est là notre essence même", corrobora la mère. Elle ajouta qu'il ne s'agissait point de le faire mais de le faire bien . Sans quoi, poudre aux yeux, vice de procédure, pisse intravioline.
D'un commun accord tacite, les deux adultes prirent grand soin zet sérieux à l'éxecution de leur tache sacrée. Nulle peccadille ne vint saper leur application, nulle sensation superflue ne vint à les déconcentrer. Lorsque ce fut fait, la mère s'exprima tavec clairvoyance :
_Ainsi donc, un enfant est en route. Qu'il en soit tainsi. Détournons nous du zèle zet de l'oisiveté, retournons aussi sec zà nos labeurs coutumiers, délaissés depuis peu.
_J'approuve tes dires, femme. Revenons zà nos moutons, nous ne saurions oublier plus longtemps les taches qui incombent tà la vie de l'adulte.
Et s'en allèrent précisément taux moutons.
Mais zun jour eurent tils la lucidité de chercher run prénom à l'enfant, conscients qu'il était fort peu congru d'omettre ce détail.
Magistral zet solennel , le père prit la parole :
_Il s'appellera Maverick.
_Petit Maverick, rétorqua la mère, à juste titre.
Ils avaient d'autres chats à fouetter. Aussi s'en tinrent ils tà cette sobriété de bon aloi.
Petit Maverick vint au monde, comme prévu et en bas de sa mère comme dans la plupart des cas. Les parents eurent la satisfaction de constater qu'il preferât aux pleurs l'écarquillement silencieux de ses yeux gigantesques zet avides.
_Parfait. Curieux je voulais qu'il fût, curieux sera t'il, s'émut la mère.
_ Selon toute vraissemblance. Enfant, sois à la hauteur de la vie que nous t'offrons, conclut le patriarche.
Moutons zet chats.
A un an, Petit Maverick marcha.
A deux ans, Petit Maverick parlait. Il savait dire "Père", il savait dire "Mère", et une foule d'autres mots zutiles zet appropriés.
A trois ans, Petit Maverick comptait.
Son père cessa run instant de fouetter une douzaine de chats récalcitrants. Ceux ci , subitement, prirent la decision d'arrêter leurs bruyants zet stridents miaulements, histoire de souffler run peu.
Il s'exprima en ces termes, profitant du silence :
_ Enfant, un jour viendra où tu quitteras notre foyer. Cela ne devrait guère tarder.
Et les chats reprirent leur lugubre office.
Petit Maverick reçut cette nouvelle sans être surpris, puis baissa la tête et se remit tà compter sur ses doigts délicats.
A quatre ans , il écrivait zet lisait. Il était capable de se nourrir convenablement. Il savait se nettoyer les oreilles et n'avait plus besoin de couches.
Quelques progrès plus tard, à cinq ans :
_Enfant, nous avons fait ce qu'il fallait faire. Dès lors, tout ce qui te reste à apprendre dépasse nos strictes prérogatives.
La mère d'ajouter :
_Tu dois désormais apprendre la vie. Tu reviendras adulte ou ne reviendras pas.
En choeur :
_Bon courage, enfant. Pars, maintenant. Et, de nouveau, l'un aux chats l'autre aux moutons.
Fort ennuyé du moment choisi par ses ascendants, Petit Maverick interrompit son bain, et se sécha, se vétit. Se munit d'une garbouille, d'un baluchon et d'un giboise puis se retira.
Pas triste pour un sou, mais zau contraire fort curieux de savoir enfin ce qui l' attendait, il s'en allait néanmoins d'un pas précis zet calme. Petit Maverick s'en allait devenir Maverick sans appréhension ni excitation démesurée.
Arpentant les chemins plats zet les routes droites, sans savoir pourquoi, il fredonnait cet air :
Un ptit Gamin, la mine assez légère,
Enfant gaté, par ses parents chéris,
Fit un beau jour, l'école buissonière,
En s'en allant, il chantait ce refrain :
Oula, oulala,
Oulala lalalala,
Oula, oulala,
Oulalalala.
Si vous connaissiez l'air de cette mélodie, ou réciproquement, vous sauriez alors la tranquilité zet la mélancolie mysterieuse qui l'habita.
En attendant, la nuit tombante, il se demanda où il avait pu déja entendre cette mélopée. Et conclut que c'était ainsi.
Il avait, à la fin de ce jour, 6 ans, un peu faim, et un vallon en ligne de mire, entre les étoiles.
19 mars 2008
C'est bien urbain
PREAMBULE
Je tiens à remercier chaleureusement ma lacheté sans laquelle je ne me contenterais pas de petits textes baclés d’une demie heure sans relecture parfois. Je peux ainsi penser ou dire, que si c’est pas terrible, c’est pour ses raisons là.
Je la remercie en outre de me permettre de me cantonner à des petits exercices de style rigolos et pas trop fouillés au lieu de productions vraiment intimes et approfondies.
Et, d’autre part , je tiens à remercier le gros lard puant et bruyant avec qui j’ai partagé l’entre-wagons du Bordeaux-Toulouse.....
Je m’emmerde, alors je me mets à essayer d’écrire ; il fait son entrée à Agen. je tente peniblement de me concentrer ; il parle TRES fort, mal , il fume, il pue la bière, il se la pète, il t’apprend la vie, il ecoute RFM, il tient la jambe d’un teufeur qui a peut être estimé que c’etait cool de trainer avec le vieux....bien mal lui en a pris, si j’en juge à sa tronche.
Quand je pense que j’ai failli l’accuser interieurement de m’empêcher d’ecrire !
C’est très indirectement que ma muse houblonée m’a permis de pondre le texte qui suit, en m’interpellant :
Héééé, roya...tu sais ce que ça veut dire roya...????!!!! (pas de suite).
Je me mets à penser à ce langage, emprunté un peu partout, urbain, metissé, dont il fait bon de connaître quelques rudiments quand on est un mec et qu’on est pas n’importe qui , de n’importe où.
Utiliser cette langue, c’est dire : Je suis ça, je suis de là. En mentant parfois, on le voit vite , de toute façon dans les 2 cas, ça me gonfle.
Bon, je pense à ça. A tous les parodieurs qui se veulent authentiques et qui sont ridicules comme n’importe qui dès qu’ils utilisent un langage identificatoire. J’ai souvent éprouvé ce ridicule ; ne pas connaitre ou mal employer cet idiome, c’est la honte.
De fil en aiguille, je vous épargne les détails , j’en suis arrivé à ça :
NB : adopter un accent urbain en lisant
LE PETIT CAPUCHERON NOIR
C’était un soir,
Un ptit frère zonait ;
Portait un sweat noir,
Une capuche sur l’ bonnet
Com’il avait pas d’gent-ar
Obligé il dealait,
C’coup ci ’l avait rencart
Chez l’homme qu’on nomme Kébé.
C’qu’il savait pas
C’est qu’c’était une balance
Un enculé d’ tarba,
Jamais il gardait l’silence.
Alors qu’est c’qu’y fait l’type ?
Il trace chez l’gars, tranquille,
Aucune raison qu’y flippe
y rentre, y r’ssort : facile.
Les schmidt étaient d’ja prév’nus,
Un stup sur le qui-vive
Ils étaient donc deux dans cett’ rue
A part eux pas âme qui vive.
Le ptit arrive à sa hauteur
Et l’keuf s’met à lui parler :
"Salut rrô, tu vas où à cette heure ?"
Le gamin répond : "Pardon, on s’connaît ?"
_Nan, on s’connaît pas, t’as vu,
Mais j’calcule ton frérot,
On était ensemble au bahut,
Après , t’es pas obligé d’répondre, gros...
_Même pas tu connais mon blaz,
Et mêm’ pas j’connais l’tien,
Tu pourrais sortir un schlas
Que j’y verrais rien !
Allez, passe ton ch’min
Et laisse moi tracer,
Si tu vois mon frangin,
Toi même tu sais à qui parler...
_OK, c’est mort, mais j’habite cette cité,
J’aurais pu d’indiquer un endroit,
Tant pis, rien qu’tu vas galérer
a r’trouver ton chez toi !
_Boah vas-y j’m’excuse, j’ai les nerfs
Allez dis moi où c’est chez Kébé
J’lui ramène un peu d’beuher
Mais il est tard , j’veux vite me rentrer.
_OK ça roule, pas d’problème,
J’te donne le ch’min l’plus court :
Tu prends cette route, toujours la même,
et puis à gauche après l’ carrefour.
_Bon, ci-mer et puis à plus
_Ouais ça marche j’m’arrache aussi
J’croiserai ton reuf ptet dans le bus,
Au terrain ou par ici....
Le ptit frère suit les conseils du flic,
Mais march’ beaucoup et arrive tard,
Le keuf était lui passé par la clinique
Et avait d’ja rejoint l’batard.
Quand l’capucheron gagne le hall d’entrée
Y trouv’ pas la sonnette,
Mais Kébé lui crie de bien pousser :
Il l’avait guetté par la fenêtre...
Les deux mecs se checkent,
Se tapent la bise,
Pendant c’temps là, le troisièm’ mec
Attend qu’ démarre le biz.
Le ptit dit : _woo, elle est grosse ta rolex !
_ Hé ouais, c’est pour mieux être à l’heure ,
Du biz, du taf, du sexe
J’ai des journées de sénateur !
_Wow, elle est trop bell’ ta chaîne !!!
_Hé ouais, j’gagne mon oseille honnêt’ment,
Continue d’te donner d’la peine,
Et t’auras c’matos tranquill’ment...
_Woooo, t’en as un beau phone !
_Hé ouais c’est pour mieux communiquer,
Mais des fois mon portabl’ sonne,
Et c’est les schmidts qui m’disent "Kébé"...
Là d’ssus, le keuf saute su’l’capuch’ron,
Lui passe les gourmettes aux bras,
Petit frère aurait eu raison
De faire key aux grands qu’y connaît pas.
Morale alternative :
La zonzon c’est plus loin
Qu’la zon-mai.
Franch’ment t’as pas b’zoin
D’zig-zaguer.
12 mars 2008
De Titanici Amoco Cadicis Erikae res
Merget nec fluctuatur.
Mythe à plaquer, maths appliquées
Une femme ; un homme.
la femme _Combien tu m’aimes ?
l’homme _ Pffff...question difficile. Disons que....oui, c’est ça !
Je pense..que mon amour pour toi est équivalent à la douleur que j’aurais à te perdre.
Ou plutot vice-versa.
_ Si je mourrais ?
_ Non. du moins, pas forcément.Enfin, oui, par exemple.
_Et si je te quittais ? Par exemple.
_Alors là....alors là ma douleur serait égale à mon amour pour toi moins la haine que j’aurais contre toi.
mis à part que la on pourrait atteindre un chiffre négatif.
_Tu me hairais?
_Oui, sans doute, et ma haine serait proportionnelle à mon amour pour toi.
Ma douleur serait une sorte de coefficient , le coefficient de ma haine.
_Et si, et si je te trompe, et si je te trompais ?
_Plus compliqué :
Soit x mon amour absolu pour toi.
Soit y ma douleur absolue issue de ton adultère.
Attention, si l’adultère est multiple, c’est une équation à plusieurs inconnues...
si x - y > 0, je pense , j’imagine que je reste avec toi.
si x - y < 0, je te quitte.
Mais, il y a un problème :
Si tu me trompes, il en resultera de la haine , qu’on appellera z.
plus z augmente plus x, l’amour absolu diminue et plus y , la douleur absolue, augmente.
parallèlement si x diminue, du coup mon y doit baisser aussi. Ca colle plus!
j’introduis donc w, la douleur relative à ...
_Oh, ecoute, c’est compliqué mon chéri.
_Précisément. L’amour est un casse tête.
10 mars 2008
C'est pourtant simple
Hitler, Staline, et Gandhi contemplent l'humanité.
Les deux premiers fulminent. Hitler, tape du poing, rageant ; quant à Staline, il tire nerveusement sa moustache. Gandhi, lui, parait calme. Il sourit.
Hitler : « Regardez moi ça, tous ces cons, ils ont rien compris. Non mais sans rire, ils me gonflent ! »
Staline : « Ouais, tout à fait d'accord ; marre qu'ils s'en prennent à nous ! Ras le bol, c'est un peu facile… On a bon dos, quand même : nous, on s'est battu pour une cause !
Narcissisme ? Abnégation, plutôt. Folie ? Non, avant-gardisme ! Egoïsme ? Je réponds sacrifice. »
Hitler : « Tu as entièrement raison. Et tu as tout résumé. »
Il retape du poing.
« Raaaaaa, ça valait le coup, oui !!! Et puis, quand bien même, si on s'est planté ? »
Staline : « Imagine : si on avait gagné…on serait des héros. Mais non, la violence, c'est mal, gna gna gna… »
Le silence refait son apparition. Le sourire de Gandhi a gagné en envergure.
Visiblement, Adolf et Joseph se sont calmés. Ce dernier caresse sa moustache tendrement.
Hitler : « Et toi, Mohandas, qu'est ce que t'en penses ? »
Gandhi : « Bah, moi, vous savez, ben ….. J'm'en fous, j'aimais pô les Anglais, quoi… »
Staline (déçu) : « Bon. Bon bon. Et la lutte, les idéaux, la non violence, tout ça… ? »
Gandhi (hilare) : « Ah ah ah, bande de cons, c'est vous les andouilles.
Regardez : je râle, moi ? »
Une mère indigne
Romulus et Remus se battent pour le contrôle de Rome.
La lutte est âpre. Romulus finit par l’emporter.
Il est serein. Un peu triste, mais pas trop.
C’est avant tout un homme de pouvoir ; il se sent capable d’endosser les responsabilités que la destinée lui a confiées.
Un dernier regard vers le rival vaincu. Satisfait, mais épuisé, Romulus s’assoit, tout en haut du Palatin, et contemple le travail à accomplir.
C’est alors qu’arrive Mowgli, torse nu et pagne abimé. Il parait essoufflé lui aussi.
_ Qu’est ce que tu fous là, toi ??? demande Romulus, médusé.
_C’est toi Cher Khan ? lui répond l’homme singe tout aussi surpris…
_ Ah non, pas du tout.
Commence alors une discussion quelque peu alambiquée, mais fort congrue.
La nuit tombe, Romulus et Mowgli bavardent.
Silencieusement, une louve fait son apparition en ces terres fratricides , sans que les deux hommes ne la remarquent encore.
Elle aperçoit le duo, près d’un feu .
Jette un coup d’--il sur le cadavre de Remus. Observe une dernière fois le tableau.
_ Hé merde, se dit elle après une courte réflexion.
Puis elle s’enfuit, honteuse.
