26 septembre 2008
Un peu de politique pour de vrai
Après le discours de Nicolas Sarkozy, Toulon, 25 Septembre 2008 , à propos de la crise économique.
Sarkozy nous offre donc un disours populiste, comme à son habitude, en affichant sa volonté de lutte contre le Big Business. Je remarque d'ailleurs la ressemblance à Théodore Roosevelt : transparence, défense affirmée des petits, franchise, etc...
Bref .
L'essentiel du discours : la diabolisation du capitalisme financier , du "mauvais capitalisme". Evidemment , aucun travail de délimitation précise, de définition claire entre le bon et le mauvais, juste cet adjectif approximatif et bien pratique : financier.
Condamner avec vehémence le mauvais capitalisme, c'est bien sûr cautionner de manière sous-jacente le bon.
C'est , par occultation, affirmer qu'on a là une dérive non pas naturelle, non pas structurelle mais une défaillance anormale du capitalisme, due aux abus des puissants, par exemple.
C'est introduire l'idée qu'un capitalisme revenu dans le droit chemin pourra aussitôt , de nouveau, profiter à tous.
Mes questions, qui ne sont pas justes rhétoriques, mais bien de réelles interrogations, sont les suivantes :
S'il est reconnu que le capitalisme, souvent critiqué pour ses aspects moraux, parait cependant être le système le plus viable sur le plan purement économique, est il possible de l'estimer infaillible ?
Est il possible que le capitalisme n'amène pas logiquement et fatalement à ce genre de situations de crises ponctuelles ?
N'y a t'il pas là une faiblesse intrinsèque au système, et inévitable ?
C'est évidemment ce qu'a nié le président de la République , sans que la question ne se pose, durant la conférence.
Je déplore donc que des intellectuels aient pu affirmer que le discours de Sarko a eu des relents de gauche. Je déplore que d'autres intellectuels ou politiques ( comme Besancenot) aient pu lui reproché d'être un ami des patrons qui se la joue gauchiste, ou aient ironisé sur cette image effectivement peu crédible.
Je le déplore simplement parce que le dicours était viscéralement, integralement de droite. Et de droite libérale.
25 septembre 2008
Echos
En ces temps de grave crise économique, je remarque une chose : nous sommes le jeudi 24 Septembre.
La dernière fois que des gens en smocking s'inquiétaient de l'avenir du monde, parcequ'ils s'y sentaient tout à coup inclus, c'était il y a 79 ans exactement. Aux abords de Wall Street.
22 septembre 2008
Le meelting pot de la République
Aux dernières nouvelles, les joueurs de l'équipe de France de football
sont tenus , désormais, de chanter la Marseillaise au moment des hymnes.
Soit.
Ils perdent ainsi la liberté de ne pas la chanter ( je serais curieux de voir comment Karembeu aurait réagi), ils perdent leur dimension citoyenne qui les rend potentiellement réfractaire à cet hymne ou aux hymnes , à ce drapeau ou aux drapeaux. Ils sont des pantins au service de la nation. Leurs victoires et leurs défaites rejaillissent sur la nation toute entière.
C'est ce genre de raisonnement qui conduit
tout un pays à accabler un homme comme Domenech , avec l'illusion de
la légitimité :
"J'ai le droit de critiquer parce que je suis
Français, et que les résultats à l'Euro m'ont déçu. Je ne me contente
pas d'estimer que Domenech est incompétent, je lui en veux. Il me
devait quelque chose."
Idem pour les supporters des clubs , d'ailleurs :
"Je
suis le bienfaiteur du club donc le club me doit des résultats .C'est à
ce titre que je peux me permettre d'insulter des joueurs , des
entraineurs, menacer des dirigeants etc..."
Ceci n'est qu'un exemple, bien sur.
Revenons en aux Bleus.
L'Equipe
de France n'est pour moi qu'un bonus dans un parcours professionnel,
qui n'engage que la responsabilité individuelle. Je confère à chacun le
droit de ne pas vouloir y mettre les pieds, j'accepte sans problème que
le plaisir que les joueurs ont à être sélectionnés soit lié à la
reussite de leur carrière, et donc à leur orgueil. Point.
Les hymnes.....chanter la Marseillaise, non par patriotisme choisi, mais par patriotisme de mission , de mandat, de vitrine.
Comme
d'habitude, la République une et indivisible est efficace : l'extrème
majorité des gens considère qu'il n'y a pas là de politique...chanter
un hymne est plus une manifestation de soutien à une équipe de foot
qu'un acte patriotique en soi.
Comme d'habitude il s'agit de
transformer du polémique en consensuel , du contestable en établi, de
la matière à penser en évidence.
Et à mon sens , du scandaleux en
dérisoire. Si je m'insurge, j'exagère. Il ya là tout le poids du statut
de l'évidence ; une évidence batie par le temps , et l'absence de
remise en question.
Comme d'habitude.
Que ceux qui chantent continuent de croire que le politique réside dans le pouvoir d'achat.
11 septembre 2008
Un peu de politique
Je propose de fonder une association contre le lynchage des fusibles.
Il
s'agirait de protéger l'intégrité morale et physique de tous les
fusibles livrés aux loups de la presse ou aux chiens enragés de
l'Opinion Publique.
Je pense aux premiers ministres ou aux entraineurs de foot, par exemple.
Au
programme : amputation des mains des journalistes fautifs, c'est à dire
des journalistes, et lobotomie partielle pour les chiens enragés à qui
il reste un bout de cerveau.
Nettoyage massif des PMU, envois de virus informatiques dans les sky blog,
Abolition
du statut de fusible ( exemples : on force le président de la FFF à
être sélectionneur de l'équipe de France, on donne les pleins pouvoirs
au président de la République pour qu'il fasse aussi le sale boulot)
Application
d'une loi obligeant la formation intensive de chaque citoyen aux
rudiments de l'honneteté intellectuelle , de l 'empathie moyenne de
type " et si j'étais à sa place ? ", et à la répulsion au besoin
naturel de bouc émissaire. Avec examen final.
A développer. En attendant je cherche des adhérents.
Socialisme utopique
L'homme est très sensible à l'injustice. Et s'il ne l'est pas vraiment, il aime à l'être...
Les
inégalités, on ne les compte pas. Parmi les grands classiques, je pense
à la race, au sexe, à la naissance, au fric. Du politique, beaucoup de
politique.
Coup de projecteur sur une inégalité considerable dont on devrait plus parler : le besoin de sommeil.
Il
est sur Terre, des gens qui cohabitent. Et qui dorment ; d'aucuns se
satisfont d'une nuit de quatre heures. Les moins privilégiés , quant à
eux , subissent un métabolisme qui n'accepte que les heures de sommeil
à deux chiffres pour être pleinement opérationnel.
Quelle injustice !
Les uns vivent deux à trois fois plus que les autres. En résumé.
Sensible à ce scandale multiséculaire et pourtant anonyme, à ce fléau muet qui semble irréversible à tel point qu'on a jamais tenté de le combattre, le conseil de gouvernement du Monde Perpendiculaire a légiféré en ce sens.
Un décret-loi vient donc de paraitre : il explique -en substance- que la nuit n'est pas la mise en parenthèse de la journée. La nuit ne peut indéfiniment souffrir de cette discrimation coutumière qui la subordonne au jour. Cette vision manichéenne et archaique en est à son crépuscule. La réhabilitation de la nuit exige un changement rapide des mentalités.
En outre l' ordonnance stipule et décrète que le sommeil est une perte partielle du temps de vie ; le besoin de sommeil une cause de perte de rentabilité de l'existence ; le plaisir de dormir un hédonisme subversif et oisif, un libertinage inutile et antiproductif, une défaite de l'homme face à son corps. Une grande cause de malheur, enfin.
C'est donc par soucis de l'interêt genéral, qui fonde la raison d'être de son action, que le Conseil proclame à compter de ce jour une nouvelle organisation du temps:
_ abolition de la distinction entre jour et nuit. On parlera desormais de clarté et d'obscurité , afin que subsistent seules les différences physiques et incontestables de luminosité, et que périssent toutes autres formes de distinctions connotées et contestables, voire ineptes.
_ annihilation progressive du désir de dormir, par thérapie et psychosomatisme.
_ abolition totale du temps de sommeil et augmentation du temps de vie. Dérogations possibles, temporairement.
_ proclamation de l'ère de la Vie Nouvelle.
Pour de plus amples détails, attendre la parution du journal officiel du Monde Perpendiculaire.
28 août 2008
macroorganismes
Les idées , les Etats, les nations, les institutions , les bastions , les causes, les croyances, les chimères, les tendances.....tout ce genre de choses....
Tout ce genre de choses dont, au fond, les deux finalités ne sont jamais que la survie et l'extension.
Ces choses là ne sont qu'organismes. Entités gloutonnes et mécaniques, qui vivent et s'étendent, incessamment mues par des puissances composites ; par le poids de la volonté ou celui des inerties. par celui du tout et du tout un chacun. par quelque dessein opaque et peut-être par sa propre force instinctive, puisqu' intrinsèque ; ces organismes ne sont que mouvement, de la création à l'extinction.
07 août 2008
Expulsion du manche à balai
Frederic Mitterand s'est laché. A propos de l'origine arabe d'un nom de village du Sud Est, il s'est exclamé que ça fairait du bien aux Lepénistes locaux - et ils sont nombreux- de le savoir.
13 juillet 2008
Devinette
Hitler , Gandhi et Staline sont sur le bateau Freedom.
Qui est ce qui tombe à l'eau ?
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DEVINETTE
Hitler , Gandhi et Staline sont sur le bateau Freedom. Réponse : Hitler et Staline 2:52 - 1 Commentaires - 0 Compliments - Ajouter un commentaire |
20 juin 2008
Commémoration
50 ans après l'Anschluss, on retrouve des allemands conquérants face à des autrichiens à domicile.
Par soucis de politesse , les allemands n'ont pas annexé leurs voisins.
En effet, ils ont joué comme des merdes, et gagné quand même.
01 juin 2008
Le cauchemard de Jean-Pierre
Le gazole continue d'augmenter.
