Lagl Land

Je suis une bande de jeunes, à moi tout seul, je suis une bande de jeunes : Jeum Fenlagl. Homme pressé de ne rien faire ; oppressé de la procrastination. Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau ? Qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?

27 mars 2008

Songe 1

es songes 2 et 3 se trouvent plus bas, au faît, non, au fait.

Songe 1

J’éteins la lumière, complice : coupable elle aussi. Je dors.

Les lampadaires d’une rue sombre s’allument et indiquent qu’il fait nuit, comme convenu. J’avance un peu. Je me sens mal et j’ignore pourquoi.

Une dame est assise sur le trottoir ; elle est sordide, mais moins que le trottoir.

Je lui demande :

_ "De quoi suis-je coupable, au juste" ?

elle tourne la tête dans ma direction :

_"Ca ne fait aucun doute il me semble", pete-sèche t elle.

"Regarde toi. Tu es habillé comme un clodo. Je suis sure que tu pues ; mais je ne préfere pas le savoir, eloigne toi donc."

Non, ça ne peut pas être ça, je continue.

je slalomme entre les ombres inexistantes des lampadaires virtuels. C’est d’autant plus dur d’essayer de les éviter.

Un homme me rattrappe et je ne lui demande rien :

_Je sais ce que tu as fait !

Je reprends espoir, soudain ; je suis curieux et dèja soulagé . Jusqu’à ce qu’il reprenne.

_Tu ne marches pas droit, je t’ai vu comme j’ai lu la culpabilité dans tes yeux.

Mouais ; ça ne peut pas être ça.

Marche, slalom, marche , temps, desespoir, un enfant , un enfant ?!!! Un enfant :

_J’ai été puni par ma maîtresse....Tu es méchant. C’est ta faute .

_ Non, mon petit.....je n’y suis pour rien. Rentre chez toi, il est tard ou il est tôt.

Calme toi et dors, allez...

Je tape dans un caillou, et je n’ai pas mal. Mais qu’est ce que c’est que ce lotissement sans fin ?

Un perroquet, Coco peut être , le perroquet Coco me survole et s’écrie avec un accent latino :

_Caraaaamba, encore raaaté !

Ce n’est donc pas Coco.

_Caraaamba, encore raaaté !

_Oh, fiche moi la paix !!!!

_caraaamba, encor....

_Va t’en s’il te plait.

Il s’en va. Il n’était pas aussi docile dans l’Oreille cassée. C’est probablement parce que je suis un homme bon.

J’avance encore un peu, mais je le sais , il va faire jour. et le perroquet, furtivement :

_Rooodrigo Tortilla, tou m’as toué !

Ahah, je le savais bien !!!! Joie et soulagement !

Le jour se lève , les lampadaires se couchent, je me réveille , j’allume la lampe.

Elle aussi se sent mieux . Et une belle journée s’horizonne.

Posté par jeumfenlagl à 18:48 - Songes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 mars 2008

Songes 2

Réalité :

Je marche dans la rue avec des amies. Je suis fatigué, calme et j’ai toute ma tête.

J’adore cet état , parceque je suis jamais aussi charismatique et discret que dans ces moments là. Deux qualités que je n’ai pas habituellement, et que j’affectionne particulièrement, dans la mesure où je n’en suis pas doté.

J’aperçois au loin un homme vomissant, et 3 amis à lui l’entourant.

Ils gloussent. Nous savons rapidement à qui nous avons affaire. Copains comme cochons.

Il s’agit , au premier coup d’oeil, puisqu’il n’en faut pas plus, de jeunes sorteurs du jeudi soir.Nous sommes Mercredi, mais c’est pas grave, je sais qu’ils sortent le jeudi. Ce sont bien entendu des clones, pas un pour rattrapper l’autre.

Ils ont une personnalité embryonnaire, un sens de la banalité hors du....non, au contraire commun. Ce sont probablement des ressortissants de fac de medecine, de BTS commerce ou d’une quelconque corporation à forte valeur retranchée.

Nous passons devant.

Ils rigolent. Nous sommes à 10 mètres. Ils se moquent désormais ouvertement de nous...nous traitent de ......biatchs, je crois , et balbutient des onomatopées que leur couardise rend inaudible à mes sens.

Bon.

Je me retourne et leur lance un regard mauvais.

Je sais que c’est dans mon droit, et qu’en général , dans des situations analogues, les offensants laissent faire , sans dépasser un temps raisonnable. Le défendant connait à peu près intuitivement son temps imparti.

Là, j’insiste ; leurs insultes et leurs sarcasmes diminuent.

C’est ainsi que je comprends qu’ils ne sont pas dangereux ; j’ai depassé la durée réglementaire, et ils s’avouent vaincus, baissent le ton et les yeux. Bref, des tafioles dignes de moi, sans fausse modestie ; ils considèrent qu’une personne même isolée peut être dangereuse face à quatre. Dans ce cas là , moi, je me dis toujours que la plus miserable des crevettes peut sortir un couteau.

Un grand nombre de mâles dominants, ou concernés par leur propension à la domination aurait pris l’avantage sur moi sans problème et sans resistance en retour.

Mais non, malgré mon physique, mon nombre plus ou moins égal à 1 et leur masculinité latente, ils baissent leurs frocs. Et mes amies n’y sont pour rien , j’imagine.

Je suis sidéré de gagner au coup de bluff, ça m’arrive rarement.

C’est pourquoi je raconte cette anecdote benigne, alors qu’il se produit vingt sept altercations par jour de ma vie en moyenne, compte tenu de la nature humaine, du succès et de la diffusion du hip hop , de la longueur de mes cheveux, de la fierté ordinaire, et peut être de la crise économique qui sait ?

Et sur les 27, y en a un paquet qui sont beaucoup plus notables, drôles ou flippantes mais c’est pas grave je ne veux pas que jouer de l’hélicon je veux aussi raconter cette anecdote là.

Bon, je passe chez moi , à deux pas donc, chercher du vin ;

C’est fou, hein. Pour pas grand chose, le charme est rompu. J’étais un poil endormi, bercé par mes reveries. Je suis tout alerte, éveillé, enervé.

Ils sont faibles, d’accord. Mais c’est pas grave je suis toujours un peu ému par la betise ou la méchanceté gratuite . L’intention malveillante dans son plus simple appareil m’a toujours choqué, je n’en suis pas blasé. Donc je bous.

Songe 2 :

Je rebrousse chemin et me rapproche d’eux. J’ai envie de profiter du fait qu’ils soient aussi redoutables que des huitres sous subutex. J’en chope un ; j’ai le regard fixe et haineux mais j’arbore un calme suceptible de laisser exploser une folie furieuse et soudaine. Ma seule chance est de passer pour un félé.

Je serre fort une clé entre mon index et mon majeur . Je tiens ma main devant la tête de mon otage :

_ Un mot. Un seul . Un de plus , dis-je d’une voix douce, par syllabes saccadées ,  un mot de plus et je te perce l’oeil .

Un des clones, sans doute le chef de la meute, me lance :

_On est quatre, tu es tout seul.

_ Certes vous êtes plus forts. Je vais avoir mal, très mal. Et lui il va avoir un oeil en moins, juste le temps qu’il faut pour ce soit avant.

Ils se barrent convaincus. 40 mètres plus loin ils m’insultent.

réalité :

je suis tellement absorbé dans mes pensées que j’ai pas suivi la discussion...les filles parlent de je ne sais quoi. Je vais chercher ma bouteille.

Songe 3

ou le bonheur du port d’arme.

Ma bouteille à la main , je m’en vais d’un pas menaçant à la rencontre de mes chers Thursday Night Feveriens.

J’en chope un, encore. Ils sont dociles, décidemment.

Ce coup ci je suis mesuremmment mesuré, et je lui éclate la bouteille en pleine tronche.

_ Ainsi donc mon arme n’est plus contondante.

Elle est désormais tranchante, et en eprouve une fierté non dissimulée. Pour preuve, son large sourire à grosses dents acérées .

_Je m’en vais tout de go faire des trous en forme de ligne dans vous mêmes. D’abord la figure.

Ils sont vont. ils s’en vont avec leur figure, c’est dommage.

Réalité. C’est marrant mes accompagnatrices n’etaient pas présentes, dans les brefs songes qui viennent de se succéder.

Nous rentrons chez l’une d’elle. Je vais pisser. Je sors des toilettes et une fille prend ma relève.

Aie trop tard, elle est rentrée , et j’ai pas verifié si j’ai laissé une gougoutte sur la cuvette. Faut vraiment être absorbé pour oublier ça.

 

 

 

 

Posté par jeumfenlagl à 18:31 - Songes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1